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La Grande Reconstruction, Arras, ville nouvelle !

La Grande Reconstruction, Arras, ville nouvelle !

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la reconstrution de l'abbaye Saint-Vaast

la reconstrution de l'abbaye Saint-Vaast

Les destructions

 

l'abbaye Saint-Vaast avant le conflit (source : médiathèque municipale)

 

Causé par une bombe incendiaire allemande, un incendie éclate au Palais Saint-Vaast le 5 juillet 1915. De l’aile gauche, il se propage à la Cour d’honneur. D’autres obus continuent de mettre le feu : la bibliothèque, le musée, les archives départementales sont la proie des flammes. Toitures et plafonds s’effondrent. L’incendie dure deux jours.

 

Vue aérienne de l'abbaye Saint-Vaast en flamme. (source : Médiathèque municipale)

 

Le musée et la cour de l’ancien évêché pendant l’incendie du 6 juillet 1915. (source : collection privée)

 

La bibliothèque. Quelque cinquante mille volumes imprimés de la bibliothèque conservés depuis le VIIIe siècle, les collections de périodique, les catalogues et les fichiers sont perdus.

Un seul incunable parmi les 209 qu’elle conserve est sauvé des flammes.

Les manuscrits sont eux mis à l’abri à la Bibliothèque nationale le 21 août 1915.

la bibliothèque municipale vers 1911. (source : médiathèque municipale)

 

(source : médiathèque municipale)

 

Les archives départementales. Dès l’installation du front près d’Arras, 1 000 mètres linéaires d’archives - les collections les plus précieuses -  sont mises à l’abri dans des caves.

On déplore cependant la perte du gros des notaires d'Arras, de l'essentiel des archives des juridictions d'Ancien Régime, de nombreuses tables décennales, du début de quelques séries.

Après l’incendie du Palais Saint-Vaast, les collections sont transférées à Paris (Hôtel de Soubisse) et à Boulogne-sur-Mer où les archives départementales s’installent dans les annexes du musée de la ville.

Les évacuations dureront jusqu’en avril 1918, vers Saint-Josse-sur-Mer et Chambord.

 

Les archives en guerre.

 

Un incendie en juin 1915 donne lieu à cette distinction. (Document exceptionnel communiqué par Rémi Fenerol, vivant dans le sud de la France et ayant un lien de parenté avec le soldat Alfred Alexandre)

 

Le musée. Des toiles (peintures anciennes et tableaux de  l’Ecole d’Arras) sont sauvées par des agents de la police auxiliaire, des gendarmes et avec notamment le concours de Victor Leroy, membre de la commission du musée (il sera maire d’Arras de 1919 à 1922).

Au final, trois cents tableaux, deux cents sculptures et trois cents céramiques sont sauvés. Des œuvres sont mises à l’abri dans les caves du Palais Saint-Vaast ; d’autres le sont à Paris et à Toulouse.

Plus de la moitié des collections du Musée des Beaux-Arts est détruite : le musée d’Arras est un musée martyr.

La collection d'histoire naturelle. (source : médiathèque municipale)

 

Galerie des peintures modernes, fin 19e siècle, photographie Joseph Quentin. (collection du Musée des Beaux-Arts d'Arras)

 

 

 

 

 

entrée du musée provisoire dans les caves, 6 mars 1918. (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)

 

Salle d'entrée du musée provisoire, installé dans les caves 4 mars 1918. (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)

 

Salle du musée provisoire d'Arras dans les caves 4 mars 1918. (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)

 

Musée provisoire d'Arras, oeuvres d'art mises à l'abri dans les caves 4 mars 1918. (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)

 

(source : Albums Valois / La Contemporaine)

 

Le lion d’Arras, en cuivre repoussé, auparavant au sommet du befroi, Arras, 1919. (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)

 

 

(source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)

 

6 mars 1918.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
6 mars 1918.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
6 mars 1918.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
6 mars 1918.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
6 mars 1918.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
6 mars 1918.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
6 mars 1918.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
6 mars 1918.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
6 mars 1918.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
6 mars 1918.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
6 mars 1918.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
6 mars 1918.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
6 mars 1918.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
6 mars 1918.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
6 mars 1918.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
6 mars 1918.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
6 mars 1918.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
6 mars 1918.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
6 mars 1918.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
6 mars 1918.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
6 mars 1918.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)

6 mars 1918. (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)

Le Service de protection et d'évacuation des oeuvres d'art et des monuments

Il est créé par l'administration des Beaux-Arts. Fernand Sabatté en est nommé chef en mai 1917, pour Arras et tout le front nord.

Musée, emballage et enlèvement des objets d'art sauvés, 20 août 1915. (source : médiathèque municipale)

 

Fernand Sabbaté dans son bureau du dépôt d'Eu, février 1918. (source : médiathèque municipale)

 

Centre d'évacuation et de sauvetage des objets d'Art du Front Nord, l'une des salles de dépôt, Arras, avril 1918. (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)

 

Centre d'évacuation et de sauvetage des objets d'Art du Front Nord - Entrée du dépôt des oeuvres d'art récupérées, 1919. (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)

 

Départ du camion du service du front Nord pour Laon, avec l’échafaudage spécial, Arras, 1918. (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)

 

Parc d’autos du service des œuvres d’art du front Nord, Arras, 1919. (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)

 

 

Centre d’évacuation et de sauvetage des objets d’art du front Nord, bureaux et dépôts, place Victor Hugo. Embarquement des caisses des pastels de La Tour, Arras, 1919. (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)

 

Camionnette aménagée pour le transport des pastels de La Tour, Arras, 1919. (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)

 

L’équipe de prisonniers allemands employés au service des recherches, préservation, évacuation du front Nord, Arras, 1919. (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)

 

(source : Albums Valois / La Contemporaine)
(source : Albums Valois / La Contemporaine)
(source : Albums Valois / La Contemporaine)
(source : Albums Valois / La Contemporaine)
(source : Albums Valois / La Contemporaine)
(source : Albums Valois / La Contemporaine)

(source : Albums Valois / La Contemporaine)

 

 

La reconstruction

photograhies de Joseph Quentin

 

La loi du 17 avril 1919, officiellement loi sur la réparation des dommages causés par les faits de la guerre, dite « Charte des sinistrés » impose de reconstruire les monuments historiques à l’identique (l’abbaye Saint-Vaast avait été classée en 1907).

Le chantier de reconstruction est immense : les toitures, les plafonds, les planchers sont détruits, les façades des deux ailes sont durement touchées, tout comme le cloître et la cour du puits.

Pierre Paquet a pour principe de vouloir conserver les témoignages du passé ; il va consolider les murs encore debout. Dans son souhait de restituer l’abbaye dans son état antérieur au conflit, il va s’appuyer sur des photographies, des moulages d’éléments. Secondé par Paul Decaux, il livre ses premiers plans en 1919. Mais son projet de reconstruction à l’identique s’infléchit face aux lenteurs des travaux et pour des raisons budgétaires, et tend vers une restauration plus fonctionnelle.

La grande bibliothèque des moines ne sera pas refaite : la nouvelle bibliothèque répondra aux exigences de modernisation des usages.

Les premières salles du musée sont terminées en 1927 ; l’entrée se fait désormais par la cour d’honneur.

Les plans intérieurs s’adaptent aux nouveaux services à loger (cadastre, chambre d’agriculture, cour d’assises, chambre de commerce et d’industrie, service des assurances sociales, des Anciens combattants, des PTT).

Comme pour les autres monuments reconstruits à l’identique, le béton armé est utilisé.

L’abbaye Saint-Vaast s’ouvre sur la ville : Pierre Paquet fait tomber les greniers de Saint-Vaast ainsi que les murs d’enceinte encore existants et les remplace par des grilles.

 

Murs d'enceinte donnant sur l'actuelle rue Albert-Premier-de-Belgique (collection privée).

 

Les greniers de Saint-Vaast bombardés, photographiés de l'actuelle rue Albert-Premier-de-Belgique (collection privée).

 

 

Ancienne abbaye Saint-Waast, état ancien, plan du rez-de-chaussée. Pierre Paquet, architecte, 18 janvier 1921 (source : médiathèque municipale).

 

Ancienne abbaye Saint-Waast, plan du premier étage. Pierre Paquet, architecte, 11 janvier 1923. Le plan mentionne : "Bâtiment réservé aux services administratifs", "vide de la bibliothèque", "vide de la salle de conférence", "musée de la guerre", "grande salle de peinture", "chambre de commerce", "lithographie", "culte" (source : médiathèque municipale).

 

Ancienne abbaye de Saint-Waast, coupe sur la bibliothèque, coupe sur la grande salle de peinture. Pierre Paquet, architecte, 7 novembre 1922. A cette date, Pierre Paquet envisage une restitution fidèle de la bibliothèque des moines. (source : médiathèque municipale)

 

Cathédrale et Palais Saint-Waast, programme des travaux à exécuter en 1924. Pierre Paquet, architecte, 29 décembre 1923. Les greniers Saint-Vaast sont à cette date inscrits dans le projet de reconstruction (source : médiathèque municipale).

 

 

(collection Jean-Claude Leclercq)
(collection Jean-Claude Leclercq)
(collection Jean-Claude Leclercq)
(collection Jean-Claude Leclercq)
(collection Jean-Claude Leclercq)
(collection Jean-Claude Leclercq)
(collection Jean-Claude Leclercq)
(collection Jean-Claude Leclercq)
(collection Jean-Claude Leclercq)

(collection Jean-Claude Leclercq)

 

Charpente en ciment armé de la grande salle des peintures, 21 août 1923 (fonds Paul Decaux / Archives départementales du Pas-de-Calais).

 

8 juillet 1922 (source : Collection Archives de la Planète - Musée Albert-Kahn/Département des Hauts-de-Seine, Frédéric Gadmer).

 

19 juin 1924 (source : Collection Archives de la Planète - Musée Albert-Kahn/Département des Hauts-de-Seine, Frédéric Gadmer).

 

18 août 1925. (source : Collection Archives de la Planète - Musée Albert-Kahn/Département des Hauts-de-Seine, Frédéric Gadmer)

 

arcs-doubleaux du cloître, 30 août 1928. (fonds Paul Decaux / archives départementales du Pas-de-Calais)

 

Le chantier vu du beffroi, 9 août 1929. (fonds Paul Decaux / archives départementales du Pas-de-Calais)

 

1937.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
1937.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
1937.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
1937.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
1937.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
1937.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
1937.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
1937.  (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)

1937. (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)

des éléments du mur de refend sont toujours visibles, dans la partie haute de l'escalier de la médiathèque.

 

La nouvelle bibliothèque. Elle bénéficie d’une surface d’environ 900 m2. Le fonds reconstitué s’ouvre aux ouvrages traitant des progrès techniques et scientifiques ainsi qu’aux arts mécaniques. Cette reconstitution se fait par de nouvelles acquisitions mais aussi par des dons d’institutions et de particuliers, de bibliothèques françaises, de villes étrangères (Newcastle, marraine d’Arras, de l’université de Louvain…)

La bibliothèque ouvre en 1930 ; elle se dote en 1937 avec le soutien de L’Heure joyeuse d’une section enfantine…

 

Ex-libris de l'oeuvre internationale de Louvain. (source : médiathèque municipale)

 

Les archives départementales

Georges Besnier succède à Pierre Flament en tant qu'archiviste départemental le 1er décembre 1919. Il doit  rapatrier les collections éparpillées aux quatre coins de la France, reconstruire un nouveau dépôt.

La reconstitution des actes d'état civil détruits est actée dès le 9 juin 1922.

Un nouveau dépôt "moderne et à l'abri de l'incendie" est construit place de la Préfecture et ouvre le 1er juillet 1925.

6 septembre 1879 : naissance de Georges Besnier, archiviste du Pas-de-Calais de 1919 à 1951

Le musée

La volonté est de reconstituer les lignes de force de la collection existante avant le conflit.

La nouvelle collection d’histoire naturelle est ornithologique avec l’acquisition en 1928 de la collection d’Alfred Vaucher, complétée en 1946 par un legs d’un collectionneur local. Cette politique d’acquisition est soutenue par le photographe renommé Joseph Quentin, par ailleurs taxidermiste.

Collection d'oiseaux, 1946. (source : musée des Beaux-Arts)

 

Le musée reçoit en 1931 le dépôt de 95 objets du musée Guimet (arts asiatiques) ; en 1933 il achète la collection de porcelaines de Tournai de Léon Motte ; en 1959 il s’enrichit de pièces du musée des Arts décoratifs.

L’art contemporain fait son entrée dans les collections du musée en 1926 avec le tableau Femme à la grappe noire de Henry Caro-Delvaille.

 

 

En 1930 une salle monumentale spécifique créée par Pierre Paquet reçoit sept toiles du peintre Gustave-Louis Jaulmes. Représentant les mois d'avril à octobre, elles étaient le décor pour la salle à manger d'honneur de l'Exposition des arts décoratifs et industriels à Paris en 1925.

1937. (source : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine)

 

Si le parti pris était de revenir aux collections d’avant les destructions, l’art caractéristique des années de la Grande Reconstruction dessine la nouvelle identité du musée.

Les Mays de Notre-Dame de Paris

En 1938, sous l'impulsion du conservateur du Louvre René Huyghe, le Louvre dépose au musée des Beaux-Arts quatorze Mays. C'est une forme de réparation et le signe de la solidarité nationale.

 

Le salon à l’italienne qui accueille le visiteur du musée est l’œuvre de Pierre Paquet ; avant le conflit, l’entrée se faisait côté jardin.

Ce vestibule d’entrée témoigne d’une recherche d’apparat : ouvert sur le premier étage par une balustrade intérieure, il ménage d’amples proportions et des jeux de points de vue.

Au rez-de-chaussée, des visages appelés mascarons, féminins et masculins, ornent les fausses consoles des angles et symbolisent les quatre saisons. La déesse Flore représente le printemps. Cérès, déesse de l’agriculture et des moissons portant des épis de blé figure l’été, et bacchus, coiffé de grappes de raisins, symbolise l’automne. Enfin, l’hiver est représenté par Vulcain ou Saturne, homme barbu d’âge mûr.

Caractéristique des années 1720 – 1760, ce décor de style rocaille associe lignes courbes apparentées à des feuilles, guirlandes végétales, coquilles, volutes et paniers de fleurs, comme en témoigne l’opulent décor du plafond ou la grille ouvragée en fer forgé de l’étage supérieur. 1

1 - d'après un panneau d'exposition du musée

 

Les deux premières photos d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - Troisième photo d'époque : la cour d’honneur, 8 août 1915 (source : ECPAD)
Les deux premières photos d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - Troisième photo d'époque : la cour d’honneur, 8 août 1915 (source : ECPAD)
Les deux premières photos d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - Troisième photo d'époque : la cour d’honneur, 8 août 1915 (source : ECPAD)
Les deux premières photos d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - Troisième photo d'époque : la cour d’honneur, 8 août 1915 (source : ECPAD)
Les deux premières photos d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - Troisième photo d'époque : la cour d’honneur, 8 août 1915 (source : ECPAD)
Les deux premières photos d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - Troisième photo d'époque : la cour d’honneur, 8 août 1915 (source : ECPAD)
Les deux premières photos d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - Troisième photo d'époque : la cour d’honneur, 8 août 1915 (source : ECPAD)
Les deux premières photos d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - Troisième photo d'époque : la cour d’honneur, 8 août 1915 (source : ECPAD)
Les deux premières photos d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - Troisième photo d'époque : la cour d’honneur, 8 août 1915 (source : ECPAD)
Les deux premières photos d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - Troisième photo d'époque : la cour d’honneur, 8 août 1915 (source : ECPAD)
Les deux premières photos d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - Troisième photo d'époque : la cour d’honneur, 8 août 1915 (source : ECPAD)
Les deux premières photos d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - Troisième photo d'époque : la cour d’honneur, 8 août 1915 (source : ECPAD)
Les deux premières photos d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - Troisième photo d'époque : la cour d’honneur, 8 août 1915 (source : ECPAD)
Les deux premières photos d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - Troisième photo d'époque : la cour d’honneur, 8 août 1915 (source : ECPAD)

Les deux premières photos d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - Troisième photo d'époque : la cour d’honneur, 8 août 1915 (source : ECPAD)

Ancien corps de logis épiscopal et jardin de l’évêché, aile orientale du de l’abbaye Saint-Vaast. Nous observons trois mascarons. Les seuls de l’abbaye ? - Ancien évêché, la chapelle, aujourd’hui le réfectoire du Musée - Ancien évéché, le cloître. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - médiathèque municipale d'Arras))
Ancien corps de logis épiscopal et jardin de l’évêché, aile orientale du de l’abbaye Saint-Vaast. Nous observons trois mascarons. Les seuls de l’abbaye ? - Ancien évêché, la chapelle, aujourd’hui le réfectoire du Musée - Ancien évéché, le cloître. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - médiathèque municipale d'Arras))
Ancien corps de logis épiscopal et jardin de l’évêché, aile orientale du de l’abbaye Saint-Vaast. Nous observons trois mascarons. Les seuls de l’abbaye ? - Ancien évêché, la chapelle, aujourd’hui le réfectoire du Musée - Ancien évéché, le cloître. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - médiathèque municipale d'Arras))
Ancien corps de logis épiscopal et jardin de l’évêché, aile orientale du de l’abbaye Saint-Vaast. Nous observons trois mascarons. Les seuls de l’abbaye ? - Ancien évêché, la chapelle, aujourd’hui le réfectoire du Musée - Ancien évéché, le cloître. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - médiathèque municipale d'Arras))
Ancien corps de logis épiscopal et jardin de l’évêché, aile orientale du de l’abbaye Saint-Vaast. Nous observons trois mascarons. Les seuls de l’abbaye ? - Ancien évêché, la chapelle, aujourd’hui le réfectoire du Musée - Ancien évéché, le cloître. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - médiathèque municipale d'Arras))
Ancien corps de logis épiscopal et jardin de l’évêché, aile orientale du de l’abbaye Saint-Vaast. Nous observons trois mascarons. Les seuls de l’abbaye ? - Ancien évêché, la chapelle, aujourd’hui le réfectoire du Musée - Ancien évéché, le cloître. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - médiathèque municipale d'Arras))
Ancien corps de logis épiscopal et jardin de l’évêché, aile orientale du de l’abbaye Saint-Vaast. Nous observons trois mascarons. Les seuls de l’abbaye ? - Ancien évêché, la chapelle, aujourd’hui le réfectoire du Musée - Ancien évéché, le cloître. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - médiathèque municipale d'Arras))
Ancien corps de logis épiscopal et jardin de l’évêché, aile orientale du de l’abbaye Saint-Vaast. Nous observons trois mascarons. Les seuls de l’abbaye ? - Ancien évêché, la chapelle, aujourd’hui le réfectoire du Musée - Ancien évéché, le cloître. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - médiathèque municipale d'Arras))
Ancien corps de logis épiscopal et jardin de l’évêché, aile orientale du de l’abbaye Saint-Vaast. Nous observons trois mascarons. Les seuls de l’abbaye ? - Ancien évêché, la chapelle, aujourd’hui le réfectoire du Musée - Ancien évéché, le cloître. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - médiathèque municipale d'Arras))
Ancien corps de logis épiscopal et jardin de l’évêché, aile orientale du de l’abbaye Saint-Vaast. Nous observons trois mascarons. Les seuls de l’abbaye ? - Ancien évêché, la chapelle, aujourd’hui le réfectoire du Musée - Ancien évéché, le cloître. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - médiathèque municipale d'Arras))
Ancien corps de logis épiscopal et jardin de l’évêché, aile orientale du de l’abbaye Saint-Vaast. Nous observons trois mascarons. Les seuls de l’abbaye ? - Ancien évêché, la chapelle, aujourd’hui le réfectoire du Musée - Ancien évéché, le cloître. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - médiathèque municipale d'Arras))
Ancien corps de logis épiscopal et jardin de l’évêché, aile orientale du de l’abbaye Saint-Vaast. Nous observons trois mascarons. Les seuls de l’abbaye ? - Ancien évêché, la chapelle, aujourd’hui le réfectoire du Musée - Ancien évéché, le cloître. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - médiathèque municipale d'Arras))

Ancien corps de logis épiscopal et jardin de l’évêché, aile orientale du de l’abbaye Saint-Vaast. Nous observons trois mascarons. Les seuls de l’abbaye ? - Ancien évêché, la chapelle, aujourd’hui le réfectoire du Musée - Ancien évéché, le cloître. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon - médiathèque municipale d'Arras))

Reconstruire ou reconstituer : l’abbaye Saint-Vaast ou la renaissance des institutions culturelles de la ville d’Arras, par Laurent Wiart. (à 1h 11’ 45)

La porte monumentale de l’abbaye Saint-Vaast n’a pas été touchée par les bombardements. Elle fut édifiée par l’architecte départemental et diocésain François Epellet ; les sculptures sont l’œuvre des frères Duthoit, ornemantalistes. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
La porte monumentale de l’abbaye Saint-Vaast n’a pas été touchée par les bombardements. Elle fut édifiée par l’architecte départemental et diocésain François Epellet ; les sculptures sont l’œuvre des frères Duthoit, ornemantalistes. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
La porte monumentale de l’abbaye Saint-Vaast n’a pas été touchée par les bombardements. Elle fut édifiée par l’architecte départemental et diocésain François Epellet ; les sculptures sont l’œuvre des frères Duthoit, ornemantalistes. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
La porte monumentale de l’abbaye Saint-Vaast n’a pas été touchée par les bombardements. Elle fut édifiée par l’architecte départemental et diocésain François Epellet ; les sculptures sont l’œuvre des frères Duthoit, ornemantalistes. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
La porte monumentale de l’abbaye Saint-Vaast n’a pas été touchée par les bombardements. Elle fut édifiée par l’architecte départemental et diocésain François Epellet ; les sculptures sont l’œuvre des frères Duthoit, ornemantalistes. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
La porte monumentale de l’abbaye Saint-Vaast n’a pas été touchée par les bombardements. Elle fut édifiée par l’architecte départemental et diocésain François Epellet ; les sculptures sont l’œuvre des frères Duthoit, ornemantalistes. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
La porte monumentale de l’abbaye Saint-Vaast n’a pas été touchée par les bombardements. Elle fut édifiée par l’architecte départemental et diocésain François Epellet ; les sculptures sont l’œuvre des frères Duthoit, ornemantalistes. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
La porte monumentale de l’abbaye Saint-Vaast n’a pas été touchée par les bombardements. Elle fut édifiée par l’architecte départemental et diocésain François Epellet ; les sculptures sont l’œuvre des frères Duthoit, ornemantalistes. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
La porte monumentale de l’abbaye Saint-Vaast n’a pas été touchée par les bombardements. Elle fut édifiée par l’architecte départemental et diocésain François Epellet ; les sculptures sont l’œuvre des frères Duthoit, ornemantalistes. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
La porte monumentale de l’abbaye Saint-Vaast n’a pas été touchée par les bombardements. Elle fut édifiée par l’architecte départemental et diocésain François Epellet ; les sculptures sont l’œuvre des frères Duthoit, ornemantalistes. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
La porte monumentale de l’abbaye Saint-Vaast n’a pas été touchée par les bombardements. Elle fut édifiée par l’architecte départemental et diocésain François Epellet ; les sculptures sont l’œuvre des frères Duthoit, ornemantalistes. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
La porte monumentale de l’abbaye Saint-Vaast n’a pas été touchée par les bombardements. Elle fut édifiée par l’architecte départemental et diocésain François Epellet ; les sculptures sont l’œuvre des frères Duthoit, ornemantalistes. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
La porte monumentale de l’abbaye Saint-Vaast n’a pas été touchée par les bombardements. Elle fut édifiée par l’architecte départemental et diocésain François Epellet ; les sculptures sont l’œuvre des frères Duthoit, ornemantalistes. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
La porte monumentale de l’abbaye Saint-Vaast n’a pas été touchée par les bombardements. Elle fut édifiée par l’architecte départemental et diocésain François Epellet ; les sculptures sont l’œuvre des frères Duthoit, ornemantalistes. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
La porte monumentale de l’abbaye Saint-Vaast n’a pas été touchée par les bombardements. Elle fut édifiée par l’architecte départemental et diocésain François Epellet ; les sculptures sont l’œuvre des frères Duthoit, ornemantalistes. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
La porte monumentale de l’abbaye Saint-Vaast n’a pas été touchée par les bombardements. Elle fut édifiée par l’architecte départemental et diocésain François Epellet ; les sculptures sont l’œuvre des frères Duthoit, ornemantalistes. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
La porte monumentale de l’abbaye Saint-Vaast n’a pas été touchée par les bombardements. Elle fut édifiée par l’architecte départemental et diocésain François Epellet ; les sculptures sont l’œuvre des frères Duthoit, ornemantalistes. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
La porte monumentale de l’abbaye Saint-Vaast n’a pas été touchée par les bombardements. Elle fut édifiée par l’architecte départemental et diocésain François Epellet ; les sculptures sont l’œuvre des frères Duthoit, ornemantalistes. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
La porte monumentale de l’abbaye Saint-Vaast n’a pas été touchée par les bombardements. Elle fut édifiée par l’architecte départemental et diocésain François Epellet ; les sculptures sont l’œuvre des frères Duthoit, ornemantalistes. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
La porte monumentale de l’abbaye Saint-Vaast n’a pas été touchée par les bombardements. Elle fut édifiée par l’architecte départemental et diocésain François Epellet ; les sculptures sont l’œuvre des frères Duthoit, ornemantalistes. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
La porte monumentale de l’abbaye Saint-Vaast n’a pas été touchée par les bombardements. Elle fut édifiée par l’architecte départemental et diocésain François Epellet ; les sculptures sont l’œuvre des frères Duthoit, ornemantalistes. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
La porte monumentale de l’abbaye Saint-Vaast n’a pas été touchée par les bombardements. Elle fut édifiée par l’architecte départemental et diocésain François Epellet ; les sculptures sont l’œuvre des frères Duthoit, ornemantalistes. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
La porte monumentale de l’abbaye Saint-Vaast n’a pas été touchée par les bombardements. Elle fut édifiée par l’architecte départemental et diocésain François Epellet ; les sculptures sont l’œuvre des frères Duthoit, ornemantalistes. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
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La porte monumentale de l’abbaye Saint-Vaast n’a pas été touchée par les bombardements. Elle fut édifiée par l’architecte départemental et diocésain François Epellet ; les sculptures sont l’œuvre des frères Duthoit, ornemantalistes. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
La porte monumentale de l’abbaye Saint-Vaast n’a pas été touchée par les bombardements. Elle fut édifiée par l’architecte départemental et diocésain François Epellet ; les sculptures sont l’œuvre des frères Duthoit, ornemantalistes. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
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La porte monumentale de l’abbaye Saint-Vaast n’a pas été touchée par les bombardements. Elle fut édifiée par l’architecte départemental et diocésain François Epellet ; les sculptures sont l’œuvre des frères Duthoit, ornemantalistes. (photo d’époque, source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)