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La Grande Reconstruction, Arras, ville nouvelle !

La Grande Reconstruction, Arras, ville nouvelle !

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La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi

La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi

"C'est la France d'hier qui doit renaître demain"

Paul Léon (1874 - 1962), directeur général des Beaux-Arts

21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)
21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)

21 octobre 1914, le beffroi s'écroule - 24 août 1924, pose de la première pierre - 25 août 1929, le lion reprend sa place sur la couronne impériale - 24 août 1930, inauguration du carillon - 21 août 1932, inauguration de l'Hôtel de Ville (sources : médiathèque d'Arras, archives municipales, ECPAD, Gallica, Archives départementales, collection privée Jean-Claude Leclercq)

Les destructions

L’Hôtel de Ville est en feu le 7 octobre 1914 ; le beffroi s’écroule le 21 octobre sous les obus allemands.

« Sur ce géant de pierre, majestueux et beau, nimbé d’azur, les obus, brutes d’acier, s’acharnaient. Lutte farouche, inconcevable, de la barbarie contre l’art ! Et soudain [le 21 octobre 1914], à 11 heures 20, au 69e obus, le Beffroi s’écroula, s’affaissant sur lui-même et faisant, au loin, trembler le sol. Son cri d’agonie fut lugubre et se répercuta dans toute la ville : on eût dit une plainte infinie, la plainte d’une âme qui quitte un corps. » 1

 

(collection Jean-Claude Leclercq)

 

La chute du Beffroi

" Depuis près de huit jours on ne bombardait plus,
Et la vie reprenait peu à peu dans la ville
Les gens plus rassurés s’en allaient par les rues,
Avec le cœur plus libre et l’esprit plus tranquille.

Un beau soleil d’octobre éclairait les décombres.
Défiant l’ennemi notre antique clocher
Se dressait invaincu et projetait son ombre
Sur la vieille cité semblant la protéger.

Mais à Monchy-le-Preux, colline stratégique,
Les soldats allemands entourent leur Kaiser,
Qui vient pour admirer la besogne tragique,
Et donner pour le crime d’altières croix de fer.

Mais lui, d’un air terrible, montrant le vieux clocher :
Rien de cette cité ne doit plus exister,
Brûlez leur cathédrale, abattez leur Beffroi
Répandez l’épouvante et déchaînez l’effroi.

Et tu fus obéi, ô Kaiser exécré,
Tes bandits ont détruit nos biens les plus sacrés !
Pendant de longues heures la mitraille fit rage
Le Beffroi paraissait résister sous l’outrage.

Mais soudain, ô prodige, s’apaise la tempête.
Une balle, peut-être, a touché la manette
De notre antique horloge et de son carillon
Et pendant que se tait un instant le canon,

Les airs, qui de tout temps ont bercé nos aïeux,
S’élèvent à nouveau sous la voûte des cieux.
Chacun en entendant ces chants mélodieux,
Essuyait en tremblant les larmes de ses yeux.

Mais c’est le chant du cygne, car il est condamné !
Le vieux Beffroi vacille et s’écroule entouré
De poussière formant un nuage vermeil,
Sublime apothéose, que dore le soleil." 2

 

 

1 - Abbé E. Foulon, Arras sous les obus, Bloud et Gay, 1915, p. 63

2 - De Augier et Guilbert - source : médiathèque municipale

 

 

L'Hôtel de Ville après les bombardements du 21 octobre 1914. (source : archives municipales)

 

(collection Jean-Claude Leclercq)

 

Façade arrière de l'Hôtel de Ville. (collection Jean-Claude Leclercq)


 

L’Hôtel de Ville après le 4e jour de bombardement.(source : albums Valois / La Contemporaine)
L’Hôtel de Ville après le 4e jour de bombardement.(source : albums Valois / La Contemporaine)
L’Hôtel de Ville après le 4e jour de bombardement.(source : albums Valois / La Contemporaine)
L’Hôtel de Ville après le 4e jour de bombardement.(source : albums Valois / La Contemporaine)

L’Hôtel de Ville après le 4e jour de bombardement.(source : albums Valois / La Contemporaine)

Ces cartes postales nous informent sur les destructions de l’Hôtel de Ville à différentes dates : octobre 1914, 13 novembre 1914, 21 octobre 1915, 15 décembre 1915. (collection privée)
Ces cartes postales nous informent sur les destructions de l’Hôtel de Ville à différentes dates : octobre 1914, 13 novembre 1914, 21 octobre 1915, 15 décembre 1915. (collection privée)
Ces cartes postales nous informent sur les destructions de l’Hôtel de Ville à différentes dates : octobre 1914, 13 novembre 1914, 21 octobre 1915, 15 décembre 1915. (collection privée)
Ces cartes postales nous informent sur les destructions de l’Hôtel de Ville à différentes dates : octobre 1914, 13 novembre 1914, 21 octobre 1915, 15 décembre 1915. (collection privée)
Ces cartes postales nous informent sur les destructions de l’Hôtel de Ville à différentes dates : octobre 1914, 13 novembre 1914, 21 octobre 1915, 15 décembre 1915. (collection privée)
Ces cartes postales nous informent sur les destructions de l’Hôtel de Ville à différentes dates : octobre 1914, 13 novembre 1914, 21 octobre 1915, 15 décembre 1915. (collection privée)
Ces cartes postales nous informent sur les destructions de l’Hôtel de Ville à différentes dates : octobre 1914, 13 novembre 1914, 21 octobre 1915, 15 décembre 1915. (collection privée)
Ces cartes postales nous informent sur les destructions de l’Hôtel de Ville à différentes dates : octobre 1914, 13 novembre 1914, 21 octobre 1915, 15 décembre 1915. (collection privée)

Ces cartes postales nous informent sur les destructions de l’Hôtel de Ville à différentes dates : octobre 1914, 13 novembre 1914, 21 octobre 1915, 15 décembre 1915. (collection privée)

Le projet de reconstruction

« RAPPORT présenté par M. l’Architecte en Chef Pierre PAQUET le 31 mai 1924 à l’appui d’un projet de restauration.

La reconstruction de l’Hôtel de Ville d’Arras qui fait l’objet du présent projet a été étudiée sur les programmes de l’Administration des Beaux-Arts et de la Ville d’Arras, dont les grandes lignes peuvent ainsi se résumer : Reconstituer la façade principale et le Beffroi de l’ancien édifice, afin de faire revivre complètement les Places d’Arras aujourd’hui restaurées, et créer néanmoins une Maison communale où tous les Services soient pratiquement et modernement installés dans les limites, comme importance, de l’ancienne construction.

Les plans et devis ci-joints ont été dressés pour répondre à ces données.

En effet, la façade principale et le beffroi sont une reconstitution de l’état ancien. Les relevés faits au fur et à mesure des déblaiements, les nombreux fragments de pierre qui ont pu être sauvés et classés, les gravures, les dessins et les photographies qui existaient, ont permis de dresser des plans précis dans les moindres détails. Seules quelques adjonctions modernes ont été supprimées, notamment le grand balcon construit vers 1827 qui a été remplacé par un balcon plus petit dont l’encorbellement repose comme autrefois sur le chapiteau de l’une des colonnes, et dans le pavillon de gauche les grandes lucarnes qui avaient été ajoutées si malheureusement à la même époque. Dans ce pavillon, la hauteur du premier étage a été légèrement augmentée afin de le mettre plus en rapport avec son utilisation.

Pour les autres façades, c’est l’ordonnance architecturale de 1572, conçue par Mathias Tesson, qui a été uniformément adoptée afin de donner une plus grande unité à l’édifice.

La superficie du nouvel Hôtel de Ville est à peu de chose près semblable à celle de l’ancien ; on peut en juger par le plan comparatif  sur lequel sont tracés l’un sur l’autre les deux édifices. Du reste la façade principale est exactement plantée sur les anciennes fondations, seules, les façades latérales ont été légèrement redressées.

Le volume général des bâtiments reste également ce qu’il était autrefois, la disposition des masses ayant été conservée.

Le caractère de l’édifice ne change pas sur la façade principale. Mais sur les autres, il se trouve simplifié grâce au parti d’architecture adopté.

A l’intérieur, les principales pièces ont été reconstituées ; on retrouve au Rez-de-chaussée, le vestibule voûté auquel il a été possible de donner son ancienne ampleur, et au Premier étage, la grande salle des fêtes mais avec une décoration étudiée dans le caractère du XVI ème , plus sobre que celle qui existait. Il en est de même pour le cabinet de M. le Maire et des autres pièces.

La construction générale est projetée avec des matériaux dont la durée est égale au moins à celle des matériaux de l’ancien édifice : granit, pierre de St Maximin, briques, ciment armé, etc.

Un certain nombre de vieilles pierres seront remployées.

           Pour le Rez-de-chaussée, il a été prévu du granit en remplacement du grès introuvable maintenant dans la région, et qu’il serait impossible de mettre en œuvre faute de tailleur de grès spécialiste.

Des fondations nouvelles et profondément établies sont nécessaires sous tout l’édifice, les sondages opérés dans le sol ayant fait constater combien était mal fondé l’ancien hôtel de Ville. - Il reposait sur un sol de remblai et de craie écrasée, traversé en tous sens par des galeries de carrières incomplètement remblayées, non consolidées, et comportant de nombreux fontis et puits d’extraction. Ces constatations expliquent les nombreux désordres qui se sont produits en tous temps dans les murs, et qu’il faut éviter dans la nouvelle construction. »

Les sommes touchées sur les dommages de guerre pour la reconstruction de l’Hôtel de Ville s’élèvent au 1er septembre 1932 à 23 722 923 francs ; son coût s’élevant à 30 436 554 francs.

 

Hall d'entrée de l'Hôtel de Ville, 18 octobre 1927. (collection Jean-Claude Leclercq)

 

 

Les fondations

« Pendant ce temps, M. Paquet terminait les plans d’ensemble et dès 1924 les fondations sont commencées et établies pour éviter le retour des ennuis du siècle dernier. 78 puits en béton descendent à une profondeur moyenne de 16 mètres. Ce travail n’alla d’ailleurs pas sans quelques difficultés ; l’inconsistance d’un sous-sol tant de fois remué au cours des sièges nécessita l’emploi de blindages ; la découverte la plus désagréable fut certainement celle d’un ruisseau à l’endroit d’un puits qui se trouve approximativement sous l’entrée des bureaux par la rue Jacques-le-Caron ; son débit de plus de 100 m3 à l’heure gêna longtemps les travaux ; il fallut creuser un batardeau et détourner le ruisseau au débit si abondant pour asseoir le massif en béton sur un sol résistant ; chose singulière, les deux puits voisins situés à environ 3 mètres de là étaient parfaitement secs. »

Conférence de M. Decaux sur le beffroi et l’hôtel de ville, Le Télégramme du Pas-de-Calais et de la Somme, 19 et 20 août 1932.

 Descriptif des puits (source : archives municipales)

 

 

Puits de l’Hôtel de Ville (source : Archives nationales du monde du travail (Roubaix), reconstruction de l’Hôtel de Ville, fonds Pelnard-Considère-Caquot)

 

Puits de l’Hôtel de Ville (source : Archives nationales du monde du travail (Roubaix), reconstruction de l’Hôtel de Ville, fonds Pelnard-Considère-Caquot)

 

Une reconstruction à l'identique ?

 

" Restaurer un bâtiment, ce n'est pas le préserver, le réparer ou le reconstruire, c'est le replacer dans un état complet qui a pu ne jamais exister à une époque donnée." Viollet-le-Duc

 

« La Commission, s’inspirant du conseil autorisé de notre doyen [M. Guesnon], le savant historien de l’Artois, émet un vœu pour la reconstruction de ces monuments [l’Hôtel de Ville avec son beffroi, les Places, le Palais Saint-Vaast] tels qu’ils étaient autrefois, c’est-à-dire sans reproduire les quelques transformations peu heureuses du siècle précédent. » (Avant-projet pour les nouveaux alignements de la Ville, rapport de Victor Leroy, 1918)

 

façade latérale rue des Trois-Visages construite sous le Second Empire
Grand salon d'honneur de l'Hôtel de Ville, avant le conflit. Par rapport à la salle des fêtes d’aujourd’hui, le grand salon d’honneur n’occupait que les deux-tiers de sa surface. L’autre tiers était dédié à la salle du Conseil municipal. (photos : J. Quentin)

 

"Aussi, dans la mesure où l’authenticité originelle des édifices est perdue, il était nécessaire de ne pas essayer de reconstruire à l’identique mais d’assumer l’histoire de la ville et le passage de la guerre. Cela afin de continuer à faire vivre la ville et ses édifices de manière à ce qu’ils gardent un sens et de ne pas tomber dans l’illusion d’une ville épargnée. En un mot, il aurait été préjudiciable de faire croire par les choix en matière de reconstruction que 1914 – 1918 n’était jamais arrivé. " 1

 

Cette analyse fait écho à celle d’Augustin Besnier concernant la flèche de Notre-Dame, détruite lors de l’incendie du 15 avril 2019, et qui sera reconstruite « à l’identique » :

« Or reconstruire « à l’identique » n’est rien d’autre que nier l’incendie, en faisant passer une reconstruction pour une conservation, et une substitution pour une transmission.

De fait, l’héritage patrimonial se trouve vidé de ce qui fonde sa valeur cardinale, à savoir son authenticité. Celle-ci peut certes résister à une restauration de ce qui se dégrade – tableau ou une façade -, mais non à une reconstruction de ce qui disparaît. Si une aile du Louvre venait à brûler, repeindrait-on, pour les exposer, les tableaux disparus ? Dès que l’inauthentique est donné pour héritage, ou simplement donné à contempler, c’est dans le kitch qu’il bascule, lequel coïncide peu avec l’image que l’on entend ici rétablir. » 2

 

 

Un observateur attentif remarquera que Pierre Paquet a signifié la reconstruction de l’édifice par deux dates gravées sur la façade de l’Hôtel de Ville (aile donnant sur la rue Jacques-le-Caron) rappelant par là-même les destructions de la ville martyre.

Elles sont séparées par un R (Reconstruction). Etrangement, la première date n’est pas celle de l’année de la pose de la première pierre (1924). 1927 correspond à l’année de l’édification du rez-de-chaussée de l’Hôtel de Ville. 1931 étant… la date estimée à l’époque de la fin des travaux !

 

 

1 - Séphora Nowicki, La Reconstruction d’Arras : un emblème de conservatisme ?, Mémoire de recherche, Sciences Po Lille, 2018, p 87 et suivantes

2 - Extrait de l’article « Reconstruire Notre-Dame « à l’identique » ne peut être qu’un geste réactionnaire » paru dans le Monde, édition du samedi 18 juillet 2020. Augustin Besnier est docteur en esthétique et sciences de l’art, enseignant à l’université Paris I-Panthéon-Sorbonne.

 

 

L'intérieur de l'Hôtel de Ville avant le confit (collection privée et archives municipales).
L'intérieur de l'Hôtel de Ville avant le confit (collection privée et archives municipales).
L'intérieur de l'Hôtel de Ville avant le confit (collection privée et archives municipales).
L'intérieur de l'Hôtel de Ville avant le confit (collection privée et archives municipales).
L'intérieur de l'Hôtel de Ville avant le confit (collection privée et archives municipales).
L'intérieur de l'Hôtel de Ville avant le confit (collection privée et archives municipales).
L'intérieur de l'Hôtel de Ville avant le confit (collection privée et archives municipales).
L'intérieur de l'Hôtel de Ville avant le confit (collection privée et archives municipales).
L'intérieur de l'Hôtel de Ville avant le confit (collection privée et archives municipales).
L'intérieur de l'Hôtel de Ville avant le confit (collection privée et archives municipales).
L'intérieur de l'Hôtel de Ville avant le confit (collection privée et archives municipales).
L'intérieur de l'Hôtel de Ville avant le confit (collection privée et archives municipales).
L'intérieur de l'Hôtel de Ville avant le confit (collection privée et archives municipales).
L'intérieur de l'Hôtel de Ville avant le confit (collection privée et archives municipales).
L'intérieur de l'Hôtel de Ville avant le confit (collection privée et archives municipales).

L'intérieur de l'Hôtel de Ville avant le confit (collection privée et archives municipales).

La pose de la première pierre

« Mais le sacrilège le plus cynique était à coup sûr le meurtre de votre Beffroi.

Il avait grandi lentement, mais d’une poussée persévérante et sûre, comme ces arbres qui

semblent immortels à force de triompher des années. Les fondements en avaient été jetés en 1463. Près d’un demi-siècle plus tard « la Banclocque » [sic] installée sur le premier étage qui venait d’être terminé, sonnait en l’honneur de Philippe ; le frère de Charles-Quint.

Puis, ce furent les deux étages octogones qui furent ajoutés à l’édifice, avec leurs belvédères ajourés. Le monument n’avait pas cessé de monter, cependant que l’histoire de votre Ville s’inscrivait dans le dessin même de son ornementation. Enfin, le jour vint où, au dessus de la couronne d’empire, le lion de Flandres se dressa vainqueur. Ce jour-là votre beffroi avait définitivement  consacré les droits de votre cité.

Depuis 1554, date mémorable de son inauguration, votre Beffroi vous avait sans défaillance apporté l’écho sonore de toutes vos grandes émotions. Les luttes révolutionnaires qui furent ici très âpres, avaient respecté cette merveille des âges passés. »

(24 août 1924, extrait du discours de M. Justin Godart, Ministre du Travail, à l’occasion de la Pose de la première pierre de l’Hôtel de Ville)

 

la pose de la première pierre, 24 août 1924 (jour des fêtes d'Arras). (source : médiathèque municipale)
la pose de la première pierre, 24 août 1924 (jour des fêtes d'Arras). (source : médiathèque municipale)
la pose de la première pierre, 24 août 1924 (jour des fêtes d'Arras). (source : médiathèque municipale)
la pose de la première pierre, 24 août 1924 (jour des fêtes d'Arras). (source : médiathèque municipale)
la pose de la première pierre, 24 août 1924 (jour des fêtes d'Arras). (source : médiathèque municipale)
la pose de la première pierre, 24 août 1924 (jour des fêtes d'Arras). (source : médiathèque municipale)

la pose de la première pierre, 24 août 1924 (jour des fêtes d'Arras). (source : médiathèque municipale)

(source : archives municipales)
(source : archives municipales)
(source : archives municipales)

(source : archives municipales)

Une technique novatrice : le béton armé

En France, la circulaire du 20 octobre 1906 rédigée par la Commission du ciment armé pose les premiers fondements techniques du béton armé, admis à figurer parmi les matériaux de construction classiques.

Si l’on associe la reconstruction de l’Hôtel de Ville et l’emploi du béton armé au nom de l’entrepreneur Louis Peulabeuf, les plans de la structure en béton armé de cet édifice ont été conçus par les ingénieurs Louis Pelnard, Armand Considère et Albert Caquot : la paternité de la structure en béton du Monument préféré des Français leur revient !

 

Cartouche d’un plan de la structure en béton armé de l’Hôtel de Ville d’Arras avec le nom des ingénieurs Louis Pelnard, Armand Considère et Albert Caquot (source : archives municipales)

 

Ossature du beffroi. Pelnard, Considère, Caquot

 

Couronnement du beffroi, détail de la couronne Archives nationales du monde du travail (Roubaix), 1994 035 0694, reconstruction de l’Hôtel de Ville, fonds Pelnard-Considère-Caquot - échelle 0,05 p.m. (détail)

 

Poutres en ciment armé reliant les têtes de puits des fondations, 26 février 1926. (Paul Decaux / Archives départementales du Pas-de-Calais)

 

Vue de la charpente en béton armé depuis la place de la Vacquerie, 13 août 1928. (source : Médiathèque municipale)

 

L'échafaudage du beffroi

18 novembre 1928. (source : archives municipales)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Echafaudage du beffroi, coupe sur la Petite Place et la place de la Vacquerie Archives nationales du monde du travail (Roubaix), reconstruction de l’Hôtel de Ville, fonds Pelnard-Considère-Caquot - échelle 0,02 p.m (détail).

 

Plan des poutres de répartition sous l’échafaudage du beffroi Archives nationales du monde du travail (Roubaix), reconstruction de l’Hôtel de Ville, fonds Pelnard-Considère-Caquot - échelle 0,02 p.m.

 

(source : collection privée)

 

Le carillon

Courrier de Pierre Paquet concernant les inscriptions à faire figurer sur les cloches, 6 septembre 1929. (source : archives municipales)

 

source : archives municipales

 

Plusieurs morceaux de cloches retrouvés dans les décombres au moment du déblaiement sont fondus pour les nouvelles cloches.

Le carillon a été fondu par M. Bollée à Orléans. La plus grosse cloche pèse 260 kilos. La tonalité du bourdon correspond à l’ut grave.

Détail du papier à en-tête. (source : archives municipales)

 

« A la demande de M. Pierre PAQUET, Architecte en Chef des Monuments Historiques, deux Conseillers municipaux, accompagnés de M.M. LELEU, Directeur de l’Ecole de Musique, et PETITOT, Professeur de piano, se sont rendus à Orléans pour procéder le 17 avril, à la réception des cloches de notre carillon.

M.M. LELEU et PETITOT qui ont dû se trouver chez le fondeur le 17, au matin, pour pouvoir apprécier la justesse du son de chaque cloche, au nombre de 40, et déterminer l’harmonie de l’ensemble […]. » (Délibération du Conseil Municipal, 29 avril 1930)

 

 

Déchargement d'une des cloches du beffroi, 24 juillet 1930. Le camion porte l'indication "Orléans", ville de l'établissement Louis Bollée qui a fondu les cloches. (fonds Paul Decaux, Archives départementales du Pas-de-Calais)

 

Exposition de la cloche « La Liberté » sur la Petite Place, 24 juillet 1930. (source : Paul Decaux / Archives départementales du Pas-de-Calais)

 

Le carillon est inauguré le 24 août 1930. M. Lannoy, carillonneur à Saint-Amand-les-Eaux donne des auditions lors de cette inauguration qui est radiodiffusée.

« M. Rogiez est nommé carillonneur d’Arras à la date du 1er janvier 1931.

La Municipalité reprend ainsi, après un intervalle de dix sept ans, une tradition chère aux Arrageois, de même qu’une coutume pittoresque et bien régionale, dont l’archaïsme réjouira tous ceux qui, à notre époque de progrès parfois contestable, ont tendance à regretter le « bon vieux temps » des diligences et……… des carillonneurs. » (Note de M. le Maire Désiré Delansorne, sans date)

 

M. Rogiez au clavier du carillon du beffroi. (collection David Dupire)

 

 

 

Lors de son inauguration, le carillon était à coup de poing (comme le carillon de Bergues dans le film Bienvenue chez les Ch'tis). Il l'est resté jusqu'en 1959. Il fut électrifié en 1968.

 

David Dupire, carillonneur. 2018

 

Le lion

Achevé vers 1554, le beffroi d'Arras est alors surmonté d'une couronne impériale en hommage à Charles Quint et d'un lion, symbole héraldique ancien utilisé sur les blasons des territoires du Comté de Flandres, présent sur les armoiries de la Ville d'Arras.

Les attributs du lion sont l'écu d'Artois, les armes de la ville et le soleil, ajouté probablement lors du règne du Roi-Soleil, Louis XIV, pour représenter la reprise de la ville par les Français.

 

Le lion dans les ruines. (collection privée)

 

La carte postale indique : "Le lion dégagé des ruines, 23 octobre 1914. (collection privée)

 

Palais Saint-Vaast, dans la cour du musée, 23 mai 1915. (source : albums Valois, la Contemporaine)

 

Paris, Petit Palais, "Exposition d'oeuvres d'art mutilées ou provenant des régions dévastées par l'Ennemi". "Percé par des obus, le lion de l'Hôtel de Ville d'Arras est conservé à l'abri". Il entre dans les collections du Musée des Beaux-Arts vers 1930 et est exposé aujourd'hui dans une galerie du cloître. novembre 1916. (source : ECPAD)
Paris, Petit Palais, "Exposition d'oeuvres d'art mutilées ou provenant des régions dévastées par l'Ennemi". "Percé par des obus, le lion de l'Hôtel de Ville d'Arras est conservé à l'abri". Il entre dans les collections du Musée des Beaux-Arts vers 1930 et est exposé aujourd'hui dans une galerie du cloître. novembre 1916. (source : ECPAD)

Paris, Petit Palais, "Exposition d'oeuvres d'art mutilées ou provenant des régions dévastées par l'Ennemi". "Percé par des obus, le lion de l'Hôtel de Ville d'Arras est conservé à l'abri". Il entre dans les collections du Musée des Beaux-Arts vers 1930 et est exposé aujourd'hui dans une galerie du cloître. novembre 1916. (source : ECPAD)

Emblème de la Ville, il donne son nom au journal arrageois de résistance, d'Union sacrée et apolitique, Le Lion d'Arras, créé à Boulogne-sur-Mer par trois ecclésiastiques et publié entre le 1er janvier 1916 et le 1er janvier 1920. Il est représenté la gueule ouverte, tenant un oriflamme et piétinant de la patte un casque à pointe.

 

 

______________

 

Courrier de Pierre Paquet à M. le Maire relatif au Lion d’Arras, 8 février 1929. (source : archives municipales)

 

Le nouveau lion - le "petit-fils" - est sculpté par Pierre Seguin, puis réalisé dans les célèbres ateliers Monduit. Honoré Monduit fut l'un des principaux artisans de la statue de la Liberté, de la flèche du Mont-Saint-Michel, des quadriges du Grand Palais, de la coupole de l'Opéra de Paris...

Vue intérieure des ateliers Monduit pendant la réalisation du Lion

Vue intérieure des ateliers Monduit lors de la réalisation de la main de la statue de la Liberté

 

(source : archives municipales)

 

 

La Maison Monduit promeut son savoir-faire lors des expositions universelles ; en atteste l'entête d'un courrier ci-dessus. La réplique du lion est destinée à être présentée à l'exposition internationales d'Anvers de 1930.

 

Pour approfondir ce sujet, lire l'article en fin de ce paragraphe : "Monduit s'expose : la participation de la maison Monduit aux expositions universelles"

 

Mais où se trouve le deuxième lion réalisé par les ateliers Monduit et qui aurait été présenté à l'Exposition internationale coloniale, maritime et d'art flamand à Anvers en 1930  ?

Le voilà ! Au château de Pierrefonds qui conserve une collection d'ornements d'architecture des ateliers Monduit (des répliques) suite à leur fermeture à la fin des années 1960 :

 

Réplique du lion d'Arras, collection d'ornements d'architecture de l'Atelier Monduit au chateau de Pierrefonds (photo : collection privée)

 

Quel fut notre surprise à la lecture de courriers conservés aux archives municipales d'apprendre que cette réplique revient à la Ville d'Arras ! Ainsi dans un courrier en date du 20 janvier 1930 le directeur de la Maison Philippe Monduit écrit au maire d'Arras : "Monsieur l'Inspecteur Général Paquet nous a transmis votre honorée du 15 courant relative à l'autorisation d'exécuter une réplique du Lion du Beffroi que nous destinons à l'Exposition d'Anvers de 1930.

Il reste entendu que cette pièce restera dans la Collection d'Art de la Maison Monduit et que dans le cas de dissolution de notre Société ou de liquidation de cette collection, cette exécution serait remise à la Ville d'Arras à titre gratuit."

Les ateliers Monduit ont cessé leurs activités à la fin des années 1960. Grâce à la donation de Gabrielle Pasquier Mondiut en 1969, le château de Pierrefonds présente une collection d'ornements d'architecture des Ateliers Monduit.

Alors que faire... ? Nous souhaitons respecter l'intégrité de cette collection. Cependant, nous serions ravis de pouvoir présenter cette réplique aux Arrageois en... 2029, comme le lion actuel le fut un siècle avant sur la Petite Place, comme le montre les photos ci-dessous :

 

13 août 1929. En bas à droite de la photo, on distingue l'installation du lion pour sa présentation aux Arrageois (détail ci-dessous) (archives municipales)

 

 

Présentation du lion d’Arras sur la Petite Place, 7 août 1929. (source : Paul Decaux / Archives départementales du Pas-de-Calais)

 

(collection privée)

 

L'ancêtre et son petit-fils. (collection privée)

 

(collection privée)

 

Artcile du journal l'Excelsior, 27 août 1929

 

« […] depuis le 25 août 1929, le vieux Lion d’Or des Flandres a repris sa faction appuyé sur sa lance qui laisse tourner au gré du vent le Soleil-Dieu sur la bonne ville.

Je me suis laissé dire que quelques fervents zoologues avaient été surpris de voir le roi des animaux porter la moustache gauloise ; ne devions-nous pas au vieux lion, en qui s’étaient confiés nos pères et qui devait finir piteusement rangé comme invalide au musée, de le revoir tel qu’en 1553 l’avait conçu Jacques le Caron et que depuis ont aimé tant de générations.

Il semble sous sa fière allure, protéger le carillon […] »

Conférence de M. Decaux sur le beffroi et l’hôtel de ville, Le Télégramme du Pas-de-Calais et de la Somme, 19 et 20 août 1932.

Les moustaches du vieux lion, remisé au musée depuis 1833.

 

 

Bulletin de la reconsttitution industrielle, août 1922. (source : archives municipales)

 

 

 Le lion (le petit-fils !) reprit sa place sur la couronne impériale le 25 août 1929. Le lion, avec sa hampe, mesure 600 cm.
 Le lion (le petit-fils !) reprit sa place sur la couronne impériale le 25 août 1929. Le lion, avec sa hampe, mesure 600 cm.
 Le lion (le petit-fils !) reprit sa place sur la couronne impériale le 25 août 1929. Le lion, avec sa hampe, mesure 600 cm.
 Le lion (le petit-fils !) reprit sa place sur la couronne impériale le 25 août 1929. Le lion, avec sa hampe, mesure 600 cm.
 Le lion (le petit-fils !) reprit sa place sur la couronne impériale le 25 août 1929. Le lion, avec sa hampe, mesure 600 cm.
 Le lion (le petit-fils !) reprit sa place sur la couronne impériale le 25 août 1929. Le lion, avec sa hampe, mesure 600 cm.
 Le lion (le petit-fils !) reprit sa place sur la couronne impériale le 25 août 1929. Le lion, avec sa hampe, mesure 600 cm.
 Le lion (le petit-fils !) reprit sa place sur la couronne impériale le 25 août 1929. Le lion, avec sa hampe, mesure 600 cm.
 Le lion (le petit-fils !) reprit sa place sur la couronne impériale le 25 août 1929. Le lion, avec sa hampe, mesure 600 cm.

Le lion (le petit-fils !) reprit sa place sur la couronne impériale le 25 août 1929. Le lion, avec sa hampe, mesure 600 cm.

Dossier thématique : la collection Monduit au château de Pierrefonds

Les cartouches des lions sculptés

Détails d’un plan de Pierre Paquet : façade sur la rue de la Braderie, 26 février 1927, 100,5 sur 104 cm, échelle 0,05 p.m. (source : archives municipales) - Photo d’époque : lions jumelés aux angles des pavillons, 27 mai 1929 (source : archives départementales du Pas-de-Calais, fonds Paul Decaux) - Merci à Maximilien Dumoulin dont l’une de ses photos de sa page Facebook « Dans les rues d’Arras » m’a mis sur la piste…
Détails d’un plan de Pierre Paquet : façade sur la rue de la Braderie, 26 février 1927, 100,5 sur 104 cm, échelle 0,05 p.m. (source : archives municipales) - Photo d’époque : lions jumelés aux angles des pavillons, 27 mai 1929 (source : archives départementales du Pas-de-Calais, fonds Paul Decaux) - Merci à Maximilien Dumoulin dont l’une de ses photos de sa page Facebook « Dans les rues d’Arras » m’a mis sur la piste…
Détails d’un plan de Pierre Paquet : façade sur la rue de la Braderie, 26 février 1927, 100,5 sur 104 cm, échelle 0,05 p.m. (source : archives municipales) - Photo d’époque : lions jumelés aux angles des pavillons, 27 mai 1929 (source : archives départementales du Pas-de-Calais, fonds Paul Decaux) - Merci à Maximilien Dumoulin dont l’une de ses photos de sa page Facebook « Dans les rues d’Arras » m’a mis sur la piste…
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Détails d’un plan de Pierre Paquet : façade sur la rue de la Braderie, 26 février 1927, 100,5 sur 104 cm, échelle 0,05 p.m. (source : archives municipales) - Photo d’époque : lions jumelés aux angles des pavillons, 27 mai 1929 (source : archives départementales du Pas-de-Calais, fonds Paul Decaux) - Merci à Maximilien Dumoulin dont l’une de ses photos de sa page Facebook « Dans les rues d’Arras » m’a mis sur la piste…
Détails d’un plan de Pierre Paquet : façade sur la rue de la Braderie, 26 février 1927, 100,5 sur 104 cm, échelle 0,05 p.m. (source : archives municipales) - Photo d’époque : lions jumelés aux angles des pavillons, 27 mai 1929 (source : archives départementales du Pas-de-Calais, fonds Paul Decaux) - Merci à Maximilien Dumoulin dont l’une de ses photos de sa page Facebook « Dans les rues d’Arras » m’a mis sur la piste…
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Détails d’un plan de Pierre Paquet : façade sur la rue de la Braderie, 26 février 1927, 100,5 sur 104 cm, échelle 0,05 p.m. (source : archives municipales) - Photo d’époque : lions jumelés aux angles des pavillons, 27 mai 1929 (source : archives départementales du Pas-de-Calais, fonds Paul Decaux) - Merci à Maximilien Dumoulin dont l’une de ses photos de sa page Facebook « Dans les rues d’Arras » m’a mis sur la piste…

La toile marouflée de Charles Hoffbauer

Charles Hoffbauer réalise la décoration de la grande salle des fêtes. L’ensemble a une superficie approximative de 240 m2.

 « Les peintures de Ch. HOFFBAUER, qui décorent la Grande Salle des Fêtes  de l’Hôtel de Ville d’ARRAS représentent la vie journalière des habitants de notre Cité au commencement du XVIe siècle.

Dans un panneau, autour d’une tribune, des femmes et des enfants s’occupent aux travaux du ménage; des fileuses sont attentives à leur quenouille et à leur rouet pendant qu’un tisserand consacre tous ses soins à une tapisserie qui sera livrée demain au marchand et qui portera au loin la renommée d’art de la Capitale de l’Artois.

Nous assistons à une vaste Kermesse et nous y voyons des danseurs se livrant à leurs ébats; des tireurs d’arc; un spectacle forain au fond d’une prairie; des musiciens jouant de la cornemuse et du tambour; des bourgeois d’Arras et des paysans, attablés et se réjouissant; un cuisinier et ses aides se livrant, un peu à l’écart, aux préparatifs de la Kermesse. Tout est joie; tout est animation; tout est féérie dans ce tableau, évocation de scènes flamandes.

Des villageois s’installent sur la Place du Marché y apportant et y vendant leurs denrées, leurs fruits et leurs volailles. Le marché aux grains qui fut si longtemps l’un des plus importants de la région y est figuré. La Grande Place forme le décor. On remarquera qu’à cette époque, les maisons à pignons en bois comportaient déjà des arcades, disposition générale qui fut conservée lors de la reconstruction en pierre de toutes ses façades au XVIème siècle.

La vie religieuse si importante au XVIème siècle et la vie civique et communale, également si puissante dans le Nord de la France au moyen-âge, sont représentées de chaque côté de la cheminée. Procession de la Fête-Dieu avec l’Evêque, son clergé et les reliques; au second plan, la Cathédrale, démolie en 1793.

Le Maire et les échevins, entourés des notables et des corporations portant leurs bannières, sortant de l’Hôtel de Ville.

Devant le Maire, on porte la masse et les archers accompagnent le cortège. Comme décor, la Sainte Chandelle et la Petite Place.

Au-dessus des huit fenêtres ogivales, sont reproduits les métiers des artisans: maçons, tailleurs de pierre, charpentiers, menuisiers, forgerons, chaudronniers, armuriers, boulangers, tonneliers, imprimeurs, etc…. etc….

L’artiste a su réaliser un ensemble décoratif merveilleux, en alliant les détails, savoureux au pittoresque et à la réalité. C’est plein d’allégresse, de vie, de naturalisme, de joie truculente.

L’intérêt n’est pas dispersé, et tant de scènes diverses sont habilement reliées.

« La composition est bien pleine, conçue comme une vaste tapisserie chatoyante, sans se laisser aller à sacrifier son unité à l’exécution du morceau. Le ton clair s’allie bien à la pierre ».

C’est en tous points une grande œuvre, l’œuvre d’un grand coloriste, d’un peintre intelligent qui a voulu amuser en instruisant et qui y a réussi.

On ne pouvait mieux allier l’art pictural à l’art architectural. » (note jointe au programme du voyage ministériel de l’inauguration du nouvel Hôtel de Ville, dimanche 21 août 1932)

 

 

La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi

La toile marouflée détaillée en vidéo

La salle des  fêtes (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
La salle des  fêtes (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
La salle des  fêtes (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
La salle des  fêtes (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
La salle des  fêtes (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
La salle des  fêtes (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
La salle des  fêtes (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
La salle des  fêtes (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
La salle des  fêtes (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
La salle des  fêtes (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)

La salle des fêtes (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)

Les toiles marouflées de Gustave Louis Jaulmes

« PEINTURES DE LA SALLE DES MARIAGES

Les peintures de la Salle des Mariages sont une allégorie du Printemps évoquée dans un paysage rappelant la région.

Le mur de droite, en regardant les fenêtres, représente un lâcher de pigeons par des Jeunes Filles, sur un fond de Ville.

Le mur du fond, en face des fenêtres, figure l’entrée de la Fée Printemps, entrainée par un essaim de jeunes Filles et d’Enfants.

Le mur de gauche reproduit une vue de la campagne (canal avec chalands, lilas en fleurs, etc…) avec au premier plan un berceau entouré de parents.

L’ensemble de la composition est relié par un mur de buis en pleine floraison printanière, il limite la terrasse où l’on suppose que se passe la scène.

La partie masculine, peu représentée, est au second plan : Jardinier taillant des rosiers, conducteur de voiture de maraicher, cavaliers sur chevaux de halage, etc…

Ces décorations sont l’œuvre du Peinture G. L. JAULMES. » (note jointe au programme du voyage ministériel de l’inauguration du nouvel Hôtel de Ville, dimanche 21 août 1932)

 

salle des mariages, 2019.

 

 

 

La salle des mariages avant la guerre. (collection privée)

 

La salle des mariages (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
La salle des mariages (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)

La salle des mariages (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)

 

Le mobilier

Le mobilier des principales pièces de l’Hôtel de Ville provient de la société Selmersheim et Monteil qui a exécuté les boiseries.

Pierre Selmersheim

 

Chaise, salle du conseil et salle des mariages. Selmersheim et Monteil, Paris. (source : archives municipales)

 

Fauteuil, salle du conseil et salle des mariages. Selmersheim et Monteil, Paris. (source : archives municipales)

 

« Ces dessins ont été faits pour s’harmoniser au lambris, au plafond et à la décoration des pièces, et doivent être exécutés en même bois et dans le même caractère. » Pierre Paquet, 6 juin 1931.

 

Table centrale, salle du conseil municipal. Selmersheim et Monteil, Paris. (source : archives municipales)

 

Bureau, cabinet du Maire. Selmersheim et Monteil, Paris. (source : archives municipales)

 

Petite table, cabinet du Maire. Selmersheim et Monteil, Paris. (source : archives municipales)

 

Chaise, cabinet du Maire. Selmersheim et Monteil, Paris. (source : archives municipales)

 

Fauteuil de bureau, cabinet du Maire. Selmersheim et Monteil, Paris. (source : archives municipales)

 

Les matériaux, des chiffres

Les matériaux

«  Son attention [M. Paquet] a été particulièrement retenue par le choix si important et si délicat des pierres. Elles proviennent de la Meuse, des carrières de Brauvilliers, pour les parties en pierre dure, et de Savonnières (dans la Meuse également) pour le reste. Indépendamment des grès anciens réemployés, il a été taillé des grès provenant des carrières de la Vallée-Heureuse, ce qui a permis une reconstitution remarquable de la galerie extérieure du rez-de-chaussée, d’une élégance et d’une légèreté impressionnantes, qui ne pouvait être rétablie qu’avec des matériaux appropriés, appareillés de façon parfaite avec des chaînages que le béton armé du plancher haut a rendu plus facile. […]

Les chêneaux et toutes parties plates de la couverture ont été exécutés en plomb pour assurer facilité d’entretien et longévité.

Plus particulièrement, les vingt-trois petites lucarnes qui parent si heureusement la couverture du corps principal retinrent l’attention du maître de l’œuvre ; les épis, les rives ornementées de crochets sculptés en plomb, le recouvrement des parties exposées aux intempéries constituent un travail de plomberie d’art remarquable. »

 

Des chiffres

« Ces ailes [gauche et droite] développent parallèlement deux grands corps de bâtiment à un étage dont les façades sont ornées avec une sobre richesse sur une assise de grès, une cimaise vermiculée. Entre les fenêtres à meneaux, de robustes colonnes torses. Aux deux extrémités, un pavillon rompt la monotonie de la toiture : le lion d’Arras veille fièrement à chacun de ses angles. Là aussi de charmantes surprises nous attendent dans le détail des sculptures ; mais un tel résultat n’est pas atteint sans peine : imaginez que le vermiculage représente à lui seul plus de 1.000 mètres linéaires.

Au total, il aura été employé à l’œuvre de l’Hôtel de Ville 3.060 mètres cubes de pierre, 1.205 tonnes de ciment, 360 tonnes d’acier.

L’ensemble de la construction représente environ la charge de 1.500 wagons.

Le beffroi pèse à lui seul 7.000 tonnes. »

Conférence de M. Decaux sur le beffroi et l’hôtel de ville, Le Télégramme du Pas-de-Calais et de la Somme, 19 et 20 août 1932.

 

La mairie provisoire

Durant le conflit, le Conseil Municipal se réunit à Boulogne-sur-Mer, à Etaples ; à la fin du conflit, à l’Ecole des Beaux-Arts, rue Aristide-Briand. Au lendemain des élections de novembre 1919, la Ville fait l’acquisition de l’hôtel Dhainaut sis 6 rue Befara et reconstruit les services municipaux (délibération du Conseil municipal du 15 décembre 1919).

En 1923 la Ville fait l’acquisition d’une maison construite en 1906, sise 4 rue Beffara de 787 m2. « Cet immeuble traité en petit hôtel particulier est d’exécution très soignée. » Cette acquisition permet d’agrandir les services de la Mairie ; la Ville y installe le service du contentieux et de l’alignement.

 

Le Lion d’Arras, 25 juillet 1916 et 18 octobre 1917

 

4 et 6 rue Beffara, vers 1930 - Salle du Conseil municipal et des mariages. (source : archives municipales)
4 et 6 rue Beffara, vers 1930 - Salle du Conseil municipal et des mariages. (source : archives municipales)
4 et 6 rue Beffara, vers 1930 - Salle du Conseil municipal et des mariages. (source : archives municipales)
4 et 6 rue Beffara, vers 1930 - Salle du Conseil municipal et des mariages. (source : archives municipales)
4 et 6 rue Beffara, vers 1930 - Salle du Conseil municipal et des mariages. (source : archives municipales)
4 et 6 rue Beffara, vers 1930 - Salle du Conseil municipal et des mariages. (source : archives municipales)
4 et 6 rue Beffara, vers 1930 - Salle du Conseil municipal et des mariages. (source : archives municipales)

4 et 6 rue Beffara, vers 1930 - Salle du Conseil municipal et des mariages. (source : archives municipales)

 

(source : collection privée)

 

Aménagement d’une salle du Conseil municipal et des mariages. Maurice Mulard, architecte, (détail). (source : archives municipales)

 

Ce projet de porte vitrée est conçu par Arsène Bical, célèbre architecte touquettois. Croquis de porte vitrée en fer. Arsène Bical, architecte, 1922. (source : archives municipales)

 

Les deux maisons sont mises en vente, comme en atteste cette annonce parue dans la presse en mai 1933. Cependant, le 6 rue Beffara deviendra pour de nombreuses années le Conservatoire...

 

L'inauguration

La remise de l’Hôtel de Ville à la municipalité a lieu le 4 février 1932 par Paul Léon, directeur général des Beaux-Arts.

Le conseil municipal se réunit le 7 février en séance extraordinaire pour l’inauguration de la nouvelle salle du conseil municipal. Pierre Paquet est nommé Citoyen Honoraire de la Ville d’Arras. Un « déjeuner intime » fait suite au Bar moderne, place de la Gare.

 

L'inauguration a lieu le 21 août 1932 à 10h30. La pose de la première pierre et l’inauguration de l’Hôtel de Ville ont eu lieu un dimanche des fêtes d’Arras. La tradition des fêtes d’Arras naît de la commémoration de la levée du siège de la ville en 1654. La fête communale est alors normalement fixée au dimanche le plus proche de la fête de Saint-Louis (le 25 août).

programme officiel des fêtes de la renaissance d'Arras et de l'Artois (source : archives municipales)

 

Télégramme de la ville de Marseille - Marseille, marraine de guerre d’Arras (on parle « d’adoption de la Ville d’Arras par la Ville de Marseille ») vota une contribution de 900 000 francs pour la reconstruction de notre ville. Pour honorer ce geste, la place Vauban prit le nom de place de Marseille. (source : archives municipales)

 

 

 

Ci-dessous : discours de l'inauguration de l'Hôtel de Ville par Désiré Delansorne, maire d'Arras.

Voici la une de l'édition du Grand Hebdomadaire illustré, le 28 août 1932

Au premier plan, le ministre Paul Marchandeau et le maire Désrié Delansorne ; au deuxième rang, à gauche le préfet Paul Peytral et à droite le Député Louis de Diesbach (d'après : "La salle des fêtes de l'Hôtel de Ville d'Arras, ASSEMCA, p. 24)

 

La photo originale de la une ci-dessus du Grand hebdomadaire illustré !

(collection Jean-Claude Leclercq)

 

La salle du conseil municipal (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
La salle du conseil municipal (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)

La salle du conseil municipal (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)

Le bureau du Maire (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
Le bureau du Maire (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)

Le bureau du Maire (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)

Intérieur (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
Intérieur (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
Intérieur (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
Intérieur (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
Intérieur (source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
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Extérieur ( source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
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Extérieur ( source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)
Extérieur ( source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)

Extérieur ( source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP)

Premier conseil municipal et réception de Pierre Paquet

Retrouvez ci-dessous le discours de réception de Pierre Paquet lors du premier conseil municipal à l'Hôtel de Ville, le 7 février 1932.

L’Hôtel de Ville et le beffroi aujourd’hui

Les édifices classés Monuments historiques ont été reconstruits à « l’identique » : l’Allemagne ne les aura pas anéantis à tout jamais. Aussi, Arras a su préserver son histoire, retrouver ce qui fonde son identité (le beffroi, l’Hôtel de Ville, les places) – en leur rendant leur aspect d’antan.

 « L’âme des vieilles cités ne meurt pas » écrivait l’Abbé Foulon dans Arras sous les obus en 1915.

Mais Pierre Paquet nous rappelle avec l’Hôtel de Ville et  ses trésors Art déco, qu’il aurait été préjudiciable, par une reconstruction totalement à l’identique, de faire croire que la Grande Guerre n’était jamais arrivée.

La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi
La reconstruction de l'Hôtel de Ville et du beffroi