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La Grande Reconstruction, Arras, ville nouvelle !

La Grande Reconstruction, Arras, ville nouvelle !

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La reconstruction de la cathédrale

La reconstruction de la cathédrale

La cathédrale est à l'origine l'église abbatiale de l'abbaye Saint-Vaast. Les travaux, commencés en 1774 par Contant d'Ivry, sont interrompus pendant la Révolution et repris en 1804 à l'initiative de Napoléon 1er qui l'érige au rang de cathédrale. Elle est inaugurée en 1833 par Monseigneur de la Tour d'Auvergne.

Les destructions

La cathédrale en flammes, 1915

" Par sa masse imposante dominant la ville, la Cathédrale d’Arras constituait une cible merveilleuse sur laquelle s’exercèrent les artilleurs allemands dès le début du siège, 6 octobre 1914.

Dans la suite, à différentes reprises, elle reçut force obus de tous calibres qui l’endommagèrent gravement.

L’incendie du 6 juillet 1915, couronna l’œuvre de dévastation. Du palais Saint-Vaast dévoré par les flammes, le feu se communiqua aux combles de la basilique. La charpente flamba. Chevrons, poutrelles, traverses, firent un immense brasier.

Ce jour-là, la voûte résista, mais par les ouvertures béantes, les brandons ardents tombèrent à l’intérieur, et

photo de Joseph Quentin

bientôt tout l’ameublement fut consumé. Les magnifiques orgues, les stalles, les chaires, les confessionnaux, la sacristie, tout fut la proie des flammes.

La Cathédrale n’en continua pas moins d’être bombardée pendant les longues années de guerre qui suivirent : aussi, au lendemain de l’armistice, se présentait-elle comme l’une des ruines les plus tragiques et les plus impressionnantes du front.

La façade nord du transept, malgré ses murs d’une épaisseur moyenne de 3 mètres, n’avait pu résister aux monstrueux obus de 380 et de 420, qui, pendant des mois, l’avaient battue sans relâche. Elle s’était écroulée dans la rue Méaulens et ses décombres interrompaient toute circulation.

Les plates-bandes transversales, l’angle intérieur du transept nord avec ses trois grosses colonnes, les voûtes supérieures avec leurs arcs doubleaux étaient tombés. De ces arcs, seul subsistait le deuxième de la nef, en avant de la croix des transepts. Se détachant dans le ciel, il produisait un effet très pittoresque apprécié des photographes. La façade monumentale donnant sur la rue des Teinturiers avait été, elle aussi, très abîmée. Quant aux murs qui la reliaient à la façade latérale écroulée dans la rue Méaulens, ils ne tenaient plus debout que par un miracle d’équilibre fort instable.

A l’intérieur, sur une hauteur de 5 à 6 mètres, ce n’était qu’un amas indescriptible de gros blocs de pierres et de ferrailles tordues. Au faîte des murs éventrés apparaissait toute une végétation d’arbustes divers, symbole de la vie obstinée à reconquérir son empire sur la mort.

Rien n’était poignant comme le spectacle de cette dévastation et de cette solitude que troublaient seuls les cris rauques des corneilles tournoyant au-dessus des ruines et s’abattant sur des pierres disjointes que leur poids suffisait parfois à précipiter dans le vide, au grand danger des visiteurs." 1

 

1 - Jh Lourdeau, archiprêtre, livret La cathédrale d’Arras, son histoire, son martyre, sa restauration, sa réouverture, sans date

 

 

Monseigneur lobbedey (1856 - 1916). Evêque d’Arras le 1er mai 1911, dont le diocèse comprend Boulogne-sur-Mer et Saint-Omer. Pendant le conflit, il fait preuve d'un héroïsme admirable, déployant une activité incessante dans son diocèse au service des réfugiés. Il reste dans la cité martyre alors que toutes les administrations sont transférées à Boulogne-sur-Mer. Il est « l’évêque des ruines ». Cela lui vaut de recevoir la Légion d'honneur des mains du président de la République, Raymond Poincaré, le 16 octobre 1916. Il meurt inopinément à Boulogne-sur-Mer, le 24 décembre 1916. À sa mémoire, un cénotaphe comprenant une épitaphe, oeuvre de Louis Noël, est inauguré dans la cathédrale de Boulogne le 8 mars 1921. (photographie : Gallica, agence Rol, 1914)

 

Monseigneur Lobbedey. Musée des Beaux-Arts d'Arras

 

Le Lion d'Arras n° 76, 27 décembre 1917.

 

Vue du chœur de la cathédrale, face à l’autel, 24 mai 1915. (photographie : Pierre Machard - source : ECPAD/Défense)

 

Eclats d’obus sur un des côtés du choeur, 24 mai 1915. (photographie : Pierre Machard - source : ECPAD/Défense)

 

"Après le bombardement, voûte du choeur, passage des obus." (source : archives départementales du Pas-de-Calais, collection Georges Bacot)

 

Vue aérienne d'Arras, octobre 1915. Au premier plan : les ruines de l'abbaye Saint-Vaast et de la cathédrale. (source : médiathèque municipale)


 

 

 

Le Lion d'Arras n° 7, 23 février 1916.

 

Le Lion d'Arras n° 11, 22 mars 1916.

 

 

(collection Jean-Claude Leclercq)

 

(source à préciser)

 

(source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
(source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
(source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
(source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
(source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
(source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
(source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
(source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
(source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)
(source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)

(source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)

1919 (source : Gallica, agence Rol)
1919 (source : Gallica, agence Rol)
1919 (source : Gallica, agence Rol)
1919 (source : Gallica, agence Rol)
1919 (source : Gallica, agence Rol)

1919 (source : Gallica, agence Rol)

Arras, the dead city, James Kerr-Lawson, 1919. Musée canadien de la guerre.

En 1917, le Major James Kerr-Lawson (1862-1939) fut chargé par le Canadian War Memorials Fund de se rendre sur les champs de bataille de France et de Belgique pour peindre les villes en ruines d'Arras et d'Ypres, qui avaient beaucoup souffert des bombardements.

« Pour commémorer cette bataille [les combats canadiens du 26 août au 2 septembre 1918], une peinture représentant les ruines de la cathédrale est accrochée, parmi huit autres toiles représentant les champs de bataille de la Grande Guerre du Canada, dans la Chambre Rouge (salle du Sénat canadien) du Parlement d’Ottawa. 1»

1 – Laurent Wiart, article La Cathédrale d’Arras dans la Grande Guerre : destruction et sauvegarde d’un édifice, dans Les Cathédrales d’Arras du Moyen Âge à nos jours, Ateliergaleriéditions, p. 347

Gardons ces admirables ruines de guerre dans leur aspect actuel !

Le Lion d’Arras n° 132, 22 mars 1919. Interview (extrait) de Fernand Sabatté, directeur du Service des oeuvres d'art.

 

La fascination des ruines

La reconstruction

" Quand il [Mgr Dutoit] arriva au milieu de nous, le 22 février 1931, il put constater avec satisfaction l’animation qui régnait sur le chantier.

Environ 80 ouvriers y sont à pied d’œuvre. Ils seront plus de 100 en juillet.

Dans le terrain vide que longe la rue Méaulens et qui, bientôt transformé en jardin, encadrera joliment la

Cathédrale, de lourds camions déchargent journellement d’énormes blocs de pierre. Les scies grincent sur un rythme cadencé, les débitant en quartiers de différentes dimensions mesurées d’avance. Wagonnets et treuils électriques fonctionnent sans relâche. Et les pierres s’élevant sans à-coups dans les airs viennent, comme d’elles-mêmes, occuper la place qui leur est assignée. En même temps, par une heureuse décision de M. Paquet, s’opère à l’intérieur un travail de ravalement des murs qui, enlevant le crépi noirci dont ils étaient recouverts depuis un siècle, va les faire apparaître dans une blancheur virginale et changer complètement l’aspect de l’édifice, à tel point que les Arrageois eux-mêmes se demanderont si c’est bien le même qu’avant-guerre.

Depuis le 1er août 1930, la Société d’Entreprises de Constructions et Travaux Publics d’Arras dirigée par M. Michaux avait l’affaire en mains et l’on peut dire que celle-ci fut rondement menée sous le haut contrôle toujours si éclairé et si sagace de M. Paquet aidé, sur place, par deux auxiliaires d’élite MM. Les Architectes Decaux et Morin.

Bientôt d’autres corps de métiers entrèrent en scène.

À la suite des adjudications réglementaires, la puissante entreprise de M. Peulabeuf fut chargée de la charpente en ciment armé. M. Herrent se vit adjuger la couverture et M. Bouchez le dallage. Ces travaux furent ainsi exécutés par trois maisons d’Arras et à la satisfaction générale. Le dallage, en particulier, présente un très beau dessin de M. Paquet en plaques de marbre de différentes nuances et la pose en est extrêmement soignée comme tout ce qui sort de la maison Bouchez." 1

 1 - Jh Lourdeau, archiprêtre, livret La cathédrale d’Arras, son histoire, son martyre, sa restauration, sa réouverture, sans date

 

 

 

La cathédrale en 1921 (?) - (collection privée)

 

Cette structure (sapine) permet de soulever des pierres à une haute hauteur, 1921. (fonds Paul Decaux / Archives départementales du Pas-de-Calais)

 

Échafaudages pour la restauration du transept sud, 4 septembre 1930 (source : Paul Decaux / Archives départementales)

 

Chantier de taille des pierres, sur le terrain que longe la rue Méaulens, 15 mai 1931 (source : Paul Decaux / Archives départementales)

 

Coffrage de la coupole à la croisée du transept, 15 mai 1931 (source : Paul Decaux / Archives départementales)

 

 

de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
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de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
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de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP
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de 1918 à 1925 - source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP

27 mai 1923, messe pour le couronnement de Notre-Dame-des-Ardents

« Le 21 mai 1922, nous avions entendu pour la première fois la messe en plein air dite sur un autel adossé aux ruines du Palais Saint-Vaast par un prêtre aveugle de guerre. » Le Beffroi d’Arras, n° 22, 1er juin 1923.

2 août 1925, la messe en plein air (source : Gallica, agence Rol)
2 août 1925, la messe en plein air (source : Gallica, agence Rol)

2 août 1925, la messe en plein air (source : Gallica, agence Rol)

"Depuis un an, il ne se passe presque pas de dimanche sans que soit organisée, çà ou là, une bénédiction de cloche. Les maisons ne sont pas sorties de terre, le vent souffle librement à travers les ais mal joints de l'église provisoire ; en guise de clocher, il n'y a qu'un chevalet. Qu'importe ! La cloche est une voix, et le peuple veut que cette voix lui parle. Les Allemands ont assez longtemps imposé silence aux cloches de France : qu'elles recommencent vite à sonner, à chanter, à pleurer !

Voilà qui est d'une belle audace et d'un bon présage. Seule est vaincue, dit-on, l'armée qui croit l'être. A ce compte, nous ne sommes pas près d'être vaincus. Nous voulons vivre. Nous ne sommes pas encore au bout de nos efforts, mais nous en saluons d'avance le terme. Nous avons encore une rude étape à fournir ; mais pour nous soutenir, nous fredonnons une chanson de route. Nous achetons des cloches et nous les mettons en branle, parce que c'est le meilleur moyen d'avoir vite, avec un clocher qui les abrite, une église qui reçoive la foule attirée par leurs appels harmonieux ; et aussi pour tout dire, parce que nous habitons le pays des fiers beffrois et des gais carillons."

S. G. Mgr Eugène Julien, Evêque d'Arras, Le Monde illustré, 24 juin 1922

Historique (mars 1917 - 13 mai 1934)

Mgr Julien, « l’évêque de la reconstruction », est nommé évêque d’Arras en mars 1917 pour

Le Mont-Saint-Eloi - © IWM

succéder à Mgr Lobbedey, « l’évêque des ruines », décédé en décembre 1916.

Un débat autour de la reconstruction oppose les partisans du maintien des ruines en mémoire

de la barbarie allemande et les partisans de la reconstruction. En 1919, le débat est tranché par la Commission des Beaux-Arts, chargée de la reconstruction, qui décide, pour le souvenir, de maintenir en ruines les tours du Mont-Saint-Eloi et l’église d’Ablain Saint-Nazaire et de reconstruire la cathédrale.

Etant propriété de l’Etat, sa reconstruction revient à Pierre Paquet, architecte en chef des Monuments historiques du Pas-de-Calais ; la reconstruction à l’identique est décidée.

L’église Notre-Dame-des-Ardents est choisie comme cathédrale provisoire en 1919 en raison du peu de travaux qui y sont nécessaires.

la grande nef, après déblaiement

Les travaux commencent le 10 août 1919. Chaque année, Pierre Paquet présente, pour validation, un devis de travaux à l’administration pour l’année suivante, en fonction des priorités (la cathédrale n’a pas bénéficié d’un seul coup de la somme totale nécessaire à sa reconstruction : il n’y a pas eu d’indemnités de dommages de guerre).

La cathédrale sommairement restaurée est rendue en partie au culte le dimanche 11 septembre 1921. Le clergé paroissial y célèbre une messe chaque jour en semaine et deux messes le dimanche, de septembre 1921 à octobre 1932.

En 1926, le gros œuvre du chœur, du déambulatoire et des chapelles absidiales est achevé.

A la fin des années 1920, suite à des démarches réitérées de Mgr Julien, le Ministère des finances augmente le budget attribué à la cathédrale et inscrit une dotation spéciale, somme à laquelle s’ajoute une souscription menée par Mgr Julien. Celui-ci avance comme arguments l’état d’avancement des travaux du beffroi, de l’Hôtel de ville et des places ; le fait que – dans un contexte de tourisme patriotique - la cathédrale soit un lieu de mémoire et de pèlerinage.

Trois entreprises ont contribué aux travaux de restauration de la cathédrale.

Du mois de juin 1919 au 30 mai 1928, M. Gouverneur, entrepreneur de travaux publics à Paris. Du 1er juillet 1928 au 31 juillet 1930, MM. Leroux frères, également entrepreneurs à Paris. Du 1er août 1930 au 30 mai 1934, la société d’Entreprises de Constructions et de Travaux publics d’Arras : Directeur M. Michaux.

Mgr Julien meurt en mars 1930. C’est son successeur, Mgr Dutoit, qui présidera, en 1934, la cérémonie de réouverture de la cathédrale. Elle marque la fin de l’œuvre de reconstruction de la ville et symbolise sa renaissance.

La cérémonie est fixée au dimanche 13 mai 1934 : cette date coïncide avec la fête nationale de Jeanne d’Arc et avec le lancement du Triduum solennel en l’honneur du Calvaire d’Arras.

 

A la date de la cérémonie de réouverture, la chapelle de la Vierge n’est pas encore restaurée ; tout comme le clocher. La cérémonie se déroule sans cloche.

A 10h30, a lieu la cérémonie de remise solennelle de la clé de la cathédrale à Mgr Dutoit par le maréchal Pétain.

Le programme musical de la messe est entièrement radiodiffusé. 1

 

1 - D’après un article de Audrey Cassan, archiviste du diocèse d’Arras « Monseigneur Julien et la reconstruction de sa cathédrale » (1919 – 1934) », octobre 2017 et livret La cathédrale d’Arras, son histoire, son martyre, sa restauration, sa réouverture

 

Monseigneur Julien. (collection privée)

 

Le Lion d'Arras n° 73, 6 décembre 1917.


 

Monseigneur Julien a contribué à faire édifier la chapelle Notre-Dame de Lorette, où il a été inhumé selon son vœu. (source : Musée des Beaux-Arts d’Arras)
Monseigneur Julien a contribué à faire édifier la chapelle Notre-Dame de Lorette, où il a été inhumé selon son vœu. (source : Musée des Beaux-Arts d’Arras)
Monseigneur Julien a contribué à faire édifier la chapelle Notre-Dame de Lorette, où il a été inhumé selon son vœu. (source : Musée des Beaux-Arts d’Arras)
Monseigneur Julien a contribué à faire édifier la chapelle Notre-Dame de Lorette, où il a été inhumé selon son vœu. (source : Musée des Beaux-Arts d’Arras)

Monseigneur Julien a contribué à faire édifier la chapelle Notre-Dame de Lorette, où il a été inhumé selon son vœu. (source : Musée des Beaux-Arts d’Arras)

 

11 février 1931, Mgr Henri Dutoit est sacré évêque d'Arras

 

La destitution de Mgr Dutoit, évêque d'Arras

 

 

Le Maréchal Pétain et Mgr Dutoit, 13 mai 1934

 

Le Maréchal Pétain remet la clef d’or à Mgr Dutoit, 13 mai 1934
Désiré Delansorne, Maire d’Arras et le Maréchal Pétain, 13 mai 1934
Le Maréchal Pétain et Mgr Dutoit, 13 mai 1934 (Source des photos : archives diocésaines)

 

Programme, 13 mai 1934. (source : médiathèque municipale)

 

bas-côté nord, 1937

 

déambulatoire, 1937

 

nef, 1937

 

nef, 1937

 

nef, 1937

 

transept, 1937

 

transept, 1937

 

transept, 1937

 

choeur, 1937

 

fonds baptismaux, 1937

 

maître-autel, 1937

 

maître-autel, 1937

 

retable de la chapelle sud, 1937

 

retable de la chapelle sud, 1937

 

chaire à prêcher, 1937

 

1937

 

1937

source : Ministère de la Culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP

Après ces photographies de l'intérieur de la cathédrale reconstruite, voici telle  qu'elle était avait la guerre. L'une de ces photographies mentionne l'année 1895 (source : Musée des Beaux-Arts d'Arras).
Après ces photographies de l'intérieur de la cathédrale reconstruite, voici telle  qu'elle était avait la guerre. L'une de ces photographies mentionne l'année 1895 (source : Musée des Beaux-Arts d'Arras).
Après ces photographies de l'intérieur de la cathédrale reconstruite, voici telle  qu'elle était avait la guerre. L'une de ces photographies mentionne l'année 1895 (source : Musée des Beaux-Arts d'Arras).
Après ces photographies de l'intérieur de la cathédrale reconstruite, voici telle  qu'elle était avait la guerre. L'une de ces photographies mentionne l'année 1895 (source : Musée des Beaux-Arts d'Arras).
Après ces photographies de l'intérieur de la cathédrale reconstruite, voici telle  qu'elle était avait la guerre. L'une de ces photographies mentionne l'année 1895 (source : Musée des Beaux-Arts d'Arras).
Après ces photographies de l'intérieur de la cathédrale reconstruite, voici telle  qu'elle était avait la guerre. L'une de ces photographies mentionne l'année 1895 (source : Musée des Beaux-Arts d'Arras).
Après ces photographies de l'intérieur de la cathédrale reconstruite, voici telle  qu'elle était avait la guerre. L'une de ces photographies mentionne l'année 1895 (source : Musée des Beaux-Arts d'Arras).
Après ces photographies de l'intérieur de la cathédrale reconstruite, voici telle  qu'elle était avait la guerre. L'une de ces photographies mentionne l'année 1895 (source : Musée des Beaux-Arts d'Arras).
Après ces photographies de l'intérieur de la cathédrale reconstruite, voici telle  qu'elle était avait la guerre. L'une de ces photographies mentionne l'année 1895 (source : Musée des Beaux-Arts d'Arras).
Après ces photographies de l'intérieur de la cathédrale reconstruite, voici telle  qu'elle était avait la guerre. L'une de ces photographies mentionne l'année 1895 (source : Musée des Beaux-Arts d'Arras).
Après ces photographies de l'intérieur de la cathédrale reconstruite, voici telle  qu'elle était avait la guerre. L'une de ces photographies mentionne l'année 1895 (source : Musée des Beaux-Arts d'Arras).
Après ces photographies de l'intérieur de la cathédrale reconstruite, voici telle  qu'elle était avait la guerre. L'une de ces photographies mentionne l'année 1895 (source : Musée des Beaux-Arts d'Arras).
Après ces photographies de l'intérieur de la cathédrale reconstruite, voici telle  qu'elle était avait la guerre. L'une de ces photographies mentionne l'année 1895 (source : Musée des Beaux-Arts d'Arras).
Après ces photographies de l'intérieur de la cathédrale reconstruite, voici telle  qu'elle était avait la guerre. L'une de ces photographies mentionne l'année 1895 (source : Musée des Beaux-Arts d'Arras).
Après ces photographies de l'intérieur de la cathédrale reconstruite, voici telle  qu'elle était avait la guerre. L'une de ces photographies mentionne l'année 1895 (source : Musée des Beaux-Arts d'Arras).
Après ces photographies de l'intérieur de la cathédrale reconstruite, voici telle  qu'elle était avait la guerre. L'une de ces photographies mentionne l'année 1895 (source : Musée des Beaux-Arts d'Arras).
Après ces photographies de l'intérieur de la cathédrale reconstruite, voici telle  qu'elle était avait la guerre. L'une de ces photographies mentionne l'année 1895 (source : Musée des Beaux-Arts d'Arras).

Après ces photographies de l'intérieur de la cathédrale reconstruite, voici telle qu'elle était avait la guerre. L'une de ces photographies mentionne l'année 1895 (source : Musée des Beaux-Arts d'Arras).

Objets rapportés par les familles de soldats

Objets trouvés par les soldats du Commonwealth dans les ruines de la cathédrale après sa destruction en juillet 1915. Ces objets sont rapportés par les familles des soldats depuis 1997.

1 – Ce Christ a été trouvé dans les ruines de la cathédrale en 1915 par un soldat. Au décès de celui-ci, sa famille a tenu à le rendre à la cathédrale. Ce Christ a été rendu à la cathédrale par M et Mme Roe, en 1997.

2 – il s’agit d’un petit morceau de marbre provenant du maître-autel de la cathédrale d’Arras, pris en juin 1916 par les Troupes Royales Britanniques, après les bombardements d’artillerie.

3 – Cette croix fut fabriquée dans du bois de charpente provenant des ruines de la cathédrale pendant la Première Guerre mondiale, par le soldat Frederick James Miles. Elle fut confiée à notre communauté le 2 avril 2005, par son fils et son petit-fils.

4 – En 1917, le Caporal Alexander Davidson traverse Arras, avec le 23e Régiment de Londres. Il trouve cet ange dans les ruines de la cathédrale. Blessé en mars 1918 près d’Albert, le Caporal Davidson est emmené en Allemagne avec son « ange gardien ».

Le 22 août 2011, après le décès de leurs parents, les petits-enfants du Caporal Davidson ont ramené l’ange à la cathédrale.

5 – Cette statuette a été restituée à la cathédrale d’Arras, le 28 juin 2015, par les membres de l’Intelligence Corps Service à Monseigneur Jean-Paul Jaeger, lors d’une célébration commémorant le centenaire de la destruction de la cathédrale. L’évêque anglican de Douvres, Trevor Willmott avait fait le déplacement.

6 – Le 5 avril 2016, Enid Butler, fille du soldat britannique Franck Knibbs, s’est rendue à Arras, accompagnée de sa famille, afin de remettre deux chandeliers trouvés dans les ruines de la cathédrale par son père et son oncle pendant la Grande Guerre, probablement en 1916.

Article Une histoire d'objets !

 

La reconstruction de la cathédrale
La reconstruction de la cathédrale
La reconstruction de la cathédrale
La reconstruction de la cathédrale
La reconstruction de la cathédrale
La reconstruction de la cathédrale
La reconstruction de la cathédrale

 

La cérémonie de remise de la statuette en 2015. (source : Service communication du diocèse d’Arras)

 

La cérémonie de remise de la statuette en 2015. (source : Joyel d'Arras)

 

Article sur la remise de l'ange, La Voix du Nord, août 2011.

 

La cathédrale aujourd'hui

Citons les principaux autres artisans d’art, peintres, contemporains de la reconstruction, ayant œuvré pour la cathédrale :

· Marcel Gaumont, Grand prix de Rome (chaire à prêcher)

· Charles Hollart (grande toile du bras nord du transept)

· Henri Marret (fresque de la coupole de la chapelle de la Vierge)

· George Desvalllières (deux toiles marouflées entourant l’autel du Calvaire)

· Henri Bouchard (retable du Calvaire)

· Alexandre Descatoire (chemin de croix)

· Georges-Laurent Saupique

· Raymond Subes, ferronnier d'art

 

Cette sculpture située dans la coupole au-dessus du chœur a été effectuée d’après un dessin de Pierre Paquet.

 

 

Fresque de la coupole de la chapelle de la Vierge. Peinte par Marret, elle date de 1933. La fresque rassemble des épisodes de la Vie de la Vierge et rappelle que la cathédrale Saint-Vaast est dédiée à Notre-Dame-de-l'Assomption. (source : diocèse d'Arras)

 

Le maître-autel

Le maître-autel est l’œuvre de Georges-Laurent Saupique.

Sa table de granit repose sur trois piliers de bronze doré. Ses sculptures s’inspirent de l’art chrétien primitif.

 

Le maître-autel
Le maître-autel
Le maître-autel
Le maître-autel
Le maître-autel
Le maître-autel
Le maître-autel
Le maître-autel
Le maître-autel

Le maître-autel

Les statues des collatéraux furent réalisées pour l’église Sainte-Geneviève de Paris, qui devint le Panthéon en 1885. Lors de la Grande Reconstruction, elles furent proposées à Pierre Paquet pour la cathédrale. Ces huit marbres sont signés par de grands maîtres de la statuaire du XIXe siècle. Nous découvrons, sur le côté gauche, en partant des Grands Passés : saint Eloi, saint Denis, saint Martin, saint Germain avec sainte Geneviève, et sur le côté droit : saint Jean de Matha, saint Bernard, saint Rémi, saint Grégoire de Tours
Les statues des collatéraux furent réalisées pour l’église Sainte-Geneviève de Paris, qui devint le Panthéon en 1885. Lors de la Grande Reconstruction, elles furent proposées à Pierre Paquet pour la cathédrale. Ces huit marbres sont signés par de grands maîtres de la statuaire du XIXe siècle. Nous découvrons, sur le côté gauche, en partant des Grands Passés : saint Eloi, saint Denis, saint Martin, saint Germain avec sainte Geneviève, et sur le côté droit : saint Jean de Matha, saint Bernard, saint Rémi, saint Grégoire de Tours
Les statues des collatéraux furent réalisées pour l’église Sainte-Geneviève de Paris, qui devint le Panthéon en 1885. Lors de la Grande Reconstruction, elles furent proposées à Pierre Paquet pour la cathédrale. Ces huit marbres sont signés par de grands maîtres de la statuaire du XIXe siècle. Nous découvrons, sur le côté gauche, en partant des Grands Passés : saint Eloi, saint Denis, saint Martin, saint Germain avec sainte Geneviève, et sur le côté droit : saint Jean de Matha, saint Bernard, saint Rémi, saint Grégoire de Tours
Les statues des collatéraux furent réalisées pour l’église Sainte-Geneviève de Paris, qui devint le Panthéon en 1885. Lors de la Grande Reconstruction, elles furent proposées à Pierre Paquet pour la cathédrale. Ces huit marbres sont signés par de grands maîtres de la statuaire du XIXe siècle. Nous découvrons, sur le côté gauche, en partant des Grands Passés : saint Eloi, saint Denis, saint Martin, saint Germain avec sainte Geneviève, et sur le côté droit : saint Jean de Matha, saint Bernard, saint Rémi, saint Grégoire de Tours
Les statues des collatéraux furent réalisées pour l’église Sainte-Geneviève de Paris, qui devint le Panthéon en 1885. Lors de la Grande Reconstruction, elles furent proposées à Pierre Paquet pour la cathédrale. Ces huit marbres sont signés par de grands maîtres de la statuaire du XIXe siècle. Nous découvrons, sur le côté gauche, en partant des Grands Passés : saint Eloi, saint Denis, saint Martin, saint Germain avec sainte Geneviève, et sur le côté droit : saint Jean de Matha, saint Bernard, saint Rémi, saint Grégoire de Tours
Les statues des collatéraux furent réalisées pour l’église Sainte-Geneviève de Paris, qui devint le Panthéon en 1885. Lors de la Grande Reconstruction, elles furent proposées à Pierre Paquet pour la cathédrale. Ces huit marbres sont signés par de grands maîtres de la statuaire du XIXe siècle. Nous découvrons, sur le côté gauche, en partant des Grands Passés : saint Eloi, saint Denis, saint Martin, saint Germain avec sainte Geneviève, et sur le côté droit : saint Jean de Matha, saint Bernard, saint Rémi, saint Grégoire de Tours
Les statues des collatéraux furent réalisées pour l’église Sainte-Geneviève de Paris, qui devint le Panthéon en 1885. Lors de la Grande Reconstruction, elles furent proposées à Pierre Paquet pour la cathédrale. Ces huit marbres sont signés par de grands maîtres de la statuaire du XIXe siècle. Nous découvrons, sur le côté gauche, en partant des Grands Passés : saint Eloi, saint Denis, saint Martin, saint Germain avec sainte Geneviève, et sur le côté droit : saint Jean de Matha, saint Bernard, saint Rémi, saint Grégoire de Tours
Les statues des collatéraux furent réalisées pour l’église Sainte-Geneviève de Paris, qui devint le Panthéon en 1885. Lors de la Grande Reconstruction, elles furent proposées à Pierre Paquet pour la cathédrale. Ces huit marbres sont signés par de grands maîtres de la statuaire du XIXe siècle. Nous découvrons, sur le côté gauche, en partant des Grands Passés : saint Eloi, saint Denis, saint Martin, saint Germain avec sainte Geneviève, et sur le côté droit : saint Jean de Matha, saint Bernard, saint Rémi, saint Grégoire de Tours
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Les statues des collatéraux furent réalisées pour l’église Sainte-Geneviève de Paris, qui devint le Panthéon en 1885. Lors de la Grande Reconstruction, elles furent proposées à Pierre Paquet pour la cathédrale. Ces huit marbres sont signés par de grands maîtres de la statuaire du XIXe siècle. Nous découvrons, sur le côté gauche, en partant des Grands Passés : saint Eloi, saint Denis, saint Martin, saint Germain avec sainte Geneviève, et sur le côté droit : saint Jean de Matha, saint Bernard, saint Rémi, saint Grégoire de Tours

La cathédrale mesure 182 mètres de long, 26 mètres de large et 32 mètres de haut.
La cathédrale mesure 182 mètres de long, 26 mètres de large et 32 mètres de haut.
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La cathédrale mesure 182 mètres de long, 26 mètres de large et 32 mètres de haut.

« La croix du chevet a été restituée, accostée, en crête de faîtage par les trois rats tirés des armoiries du chapitre de la cathédrale, rappelant l’adage de 1479 : « quand les rats prendront les chats, le roi sera seigneur d’Arras ».

Etienne Poncelet, article Entretenir une cathédrale, dans Les Cathédrales d’Arras, p. 430.

Les petits rats d'Arras

Les animaux dans la cathédrale d'Arras.