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La Grande Reconstruction, Arras, ville nouvelle !

La Grande Reconstruction, Arras, ville nouvelle !

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Se souvenir

Se souvenir

"Ils ne vieilliront pas comme nous,

qui leur avons survécu.

Ils ne connaîtront jamais l'outrage

ni le poids des années.

Quand viendra l'heure du crépuscule

et celle de l'aurore,

nous nous souviendrons d'eux."

extrait du poème "Pour ceux et celles morts au champ d'honneur" Laurence Binyon

 

"Un brave", 1915 (source : archives municipales).

 

Villers-au-Bois, 22 mai 1915 (fonds documentaires Alain Jacques).

 

Près d'Ecurie, cimetière militaire 28 C, 31 octobre 1917 (source : albums Valois / La Contemporaine).

 

Cimetière militaire rue d'Amiens (source : collection privée).

 

Cimetière provisoire, derrière l’actuelle Maison diocésaine, sans date [1915 - 1918] (collection privée).

 

La loi du 29 décembre 1915 donne le droit à une sépulture perpétuelle à tous les soldats français et alliés morts sur le sol national. Un accord, signé le 26 novembre 1918, cède aux Britanniques, gratuitement, les terrains destinés aux cimetières militaires du Commonwealth. 1

"En 1915 [le gouvernement britannique] a renoncé à rapatrier les dépouilles des soldats morts sur les champs de bataille à l'étranger ; cette décision est entérinée par les Dominions et les colonies. L'inhumation au plus près du lieu de décès fait du champ de bataille un lieu de mémoire, hors du sol national. L'Imperial War Graves Commission (Commission des tombes de guerre de l'Empire) est créée par charte royale, le 21 mai 1917 [...] La France compte aujourd'hui sur son territoire 2 920 cimetières militaires britanniques, dont 965 dans la région Nord-Pas-de-Calais ; ceux-ci regroupent 243 000 tombes, dont un quart de soldats inconnus " 2

Liens :

Les principes généraux d'aménagement des nécropoles militaires.

Les caractéristiques nationales des nécropoles.

Carte des cimetières britanniques à proximité d'Arras

 

copyright CWGC

 

copyright CWGC

 

1 - Le Maner Yves, "La Grande Guerre dans le Nord et le Pas-de-Calais", Editions La Voix, 2014, p. 377

2 - Ibid., p. 379 et 380

Le Cimetière du faubourg d'Amiens, le Mémorial d'Arras

Ce cimetière fut utilisé jusqu’à la fin de la guerre et pour y regrouper les tombes des champs de bataille après l’Armistice. Il contient les tombes de soldats, marins et aviateurs au nombre desquels 2398 Britanniques, 153 Canadiens, 26 Néo-Zélandais, 60 Sud-Africains, 9 Indiens, 6 des Indes Occidentales Britanniques, 1 Français, 1 Russe et 27 Allemands. Il y a aussi les tombes de 8 militaires britanniques de la Deuxième Guerre mondiale. Bordant le côté est du cimetière se dresse le Mémorial d’Arras, un cloître commémorant par nom la mémoire des soldats, marins et aviateurs dont 35 568 Britanniques, 46 Canadiens, 3 Néo-Zélandais, 77 Sud-Africains et 6 Indiens dont les tombes sont inconnues.

Dans la cour intérieure se trouve le Mémorial au Royal Flying Corps (Services de l’Air) qui devait jouer un rôle de plus en plus influent dans les opérations militaires des quatre années de guerre.

Le Mémorial commémore la mémoire de 934 Britanniques, 47 Canadiens, 10 Australiens, 2 Néo-Zélandais, 1 Sud-Africain et 6 Indiens.

 

Commission impériale des sépultures militaires britanniques, Cimetière militaire du Faubourg d’Amiens, 1927 (source : archives municipales).

 

(collection privée)

 

 

L'inauguration, le 31 juillet 1932. L’homme en perruque est le Lord maire de Newcastle. On aperçoit Désiré Delansorne, maire d'Arras, derrière les deux hommes qui se saluent (collection privée).

 

 

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Le carré militaire du cimetière communal d'Arras

En 1914, le front s'installe à l'intérieur du cimetière d'Arras. Les tranchées sont érigées au milieu des tombes et des chapelles. Un cimetière provisoire est donc créé dans le Faubourg d'Amiens, derrière le couvent des bénédictines du Saint-Sacrement.

A partir de 1925, les dépouilles des victimes civiles des bombardements et des militaires français inhumées dans ce cimetière provisoire sont transférées dans le cimetière remis en état à la fin des combats et sont rassemblées dans un carré militaire aménagé à cet effet.

310 sépultures sont regroupées au sein de ce carré, à l'ombre de la statue d'un poilu. Toutes reposent sous des croix épées de l'association du Souvenir Français. 1

 

(collection privée)

 

Liste des noms des soldats et victimes civiles morts pour la France

 

1 - texte de l'exposition "Commémorer la Grande Guerre"

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Deux cimetières allemands

Le cimetière allemand de Saint-Laurent-Blangy

Ce cimetière militaire a été créé par les autorités françaises en 1921-1922 pour regrouper les corps de soldats allemands qui avaient été inhumés provisoirement dans de nombreux endroits des environs.. En 1972, le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge a procédé à la conception définitive du cimetière et au remplacement des anciennes croix de bois provisoires par des croix en métal comportant les noms et dates de décès.

Ce cimetière comporte les tombes de 31 939 soldats allemands, parmi lesquels 7 069 ont une tombe individuelle et 24 870 (dont 11 587 inconnus) sont inhumés dans une vaste fosse commune.

(source : Wikipedia)

(Photo d’époque, source : Bundesarchiv)
(Photo d’époque, source : Bundesarchiv)
(Photo d’époque, source : Bundesarchiv)
(Photo d’époque, source : Bundesarchiv)
(Photo d’époque, source : Bundesarchiv)
(Photo d’époque, source : Bundesarchiv)
(Photo d’époque, source : Bundesarchiv)

(Photo d’époque, source : Bundesarchiv)

Le cimetière allemand de Neuville-Saint-Vaast

C'est le plus grand cimetière allemand en France, contenant 44 833 sépultures de soldats allemands.

Dans les années suivant 1970, on a remplacé les croix funéraires simples par des croix en métal. Les 129 tombes des soldats juifs sont indiquées avec des pierres commémoratives portant des caractères hébraïques. Le cimetière comprend 29 carrés de tombes. Sur chaque côté des croix funéraires se trouvent deux noms de soldats tombés.

(source : Wikipedia)

Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge

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La borne de la Voie Sacrée

Les combats de Verdun de 1916 sont devenus le symbole de l'effroyable effusion de chair et de sang de la Grande Guerre. Le champ de bataille était alors alimenté par un flot continu d'hommes et de matériels grâce à la seule route de Bar-le-Duc à Verdun qui fut baptisée du nom de Voie Sacrée par l'écrivain Maurice Barrès.

Le 21 août 1922 à Bar-le-Duc, Poincaré inaugure la première des 56 bornes kilométriques jalonnant la voie jusqu'à Verdun et le 30 décembre 1923 cette dernière devient route nationale.

Plusieurs communes de France décidèrent de célébrer le souvenir de cette terrible bataille qui vit périr près de 300 000 soldats français. Des bornes Voie Sacrée, copiées sur le modèle de celles présentent dans la Meuse, furent implantées un peu partout en France. Arras, au titre des villes martyres de la Grande Guerre, reçoit une borne du kilomètre 0 offerte par le département de la Meuse. Elle trouve sa place sur le cours de Verdun. 1

1 - Texte de l'exposition "Commémorer la Grande Guerre"

Le buste du Soldat français

Le buste du Soldat français de la guerre 1914 - 1918  se trouvait près du Monument aux morts place Foch. Fortement endommagé par les bombardements de 1944 et laissé en l'état, il se dresse désormais depuis 1998 Cours de Verdun.

 

En 2020.

 

Sur cette carte postale datant d'avant la Seconde Guerre mondiale, nous distinguons deux bustes du Soldat français. (source : collection privée)

 

Sur cette carte postale, le buste se trouvant à droite du Monument aux morts est toujours visible. (source : collection privée)

 

Sur cette photographie datant de la Seconde Guerre mondiale, il a disparu. (source : collection privée)

 

Sur cette photographie datant de juillet 1947 (visite de Vincent Auriol), nous distinguons le buste qui sera déplacé Cours de Verdun. (source : collection privée)

 

(Merci à Fred Debuchy pour ses contributions)

La plaque à la mémoire de l'Empire Britannique

Elle est apposée à la cathédrale.

Après la Première Guerre mondiale, le gouvernement britannique charge Henry-Philip Cart de Lafontaine (1884 - 1963), membre de l'Institut royal des architectes britanniques, d'apposer dans les cathédrales des diocèses de la ligne de front britannique des plaques à la mémoire des soldats de l'Empire britannique tombés pendant la Grande Guerre. L'architecte Cart de Lafontaine est l'auteur du modèle de ce tableau commémoratif, diffusé par le moulage et actuellement présent dans de nombreuses cathédrales.

A Arras, la  plaque commémorative est inaugurée  le 11 mai 1936 par le ministre britannique de la Guerre, M. Duff-Cooper. 1

1 - Texte de l'exposition "Commémorer la Grande Guerre"

 

Le jardin La Paix des sonneurs

La Paix des sonneurs est un jardin qui rend hommage aux troupes écossaises qui se sont battues pendant la Grande Guerre. Les paysagistes Anna Rhodes et Melissa Orr se sont laissées inspirer par les joueurs de cornemuses qui se tenaient non armés en première ligne des bataillons écossais et galvanisaient les troupes de leurs sons puissants. Deux mille cinq cents joueurs de cornemuse ont servi pendant la Grande Guerre, six cents ont été blessés, cinq cents ont été tués.  Le son des cornemuses a historiquement ponctué la vie des Écossais ; il véhicule encore aujourd’hui une signification culturelle importante. En emportant avec eux le son des cornemuses sur le champ de bataille, les troupes écossaises ont conservé leur identité tout en gardant un lien avec leur terre natale. Les végétaux choisis rappellent les magnifiques paysages écossais dont se languissaient les troupes. Le long du chemin reproduisant le plan d’une tranchée, des promontoires permettent aux visiteurs de s’élever, tout comme les sonneurs qui surplombaient le champ de bataille lors des combats. Depuis cette vue surélevée, des sculptures de cornemuses ponctuent le jardin, faisant référence à la progression de la musique et des troupes au combat.

Nées respectivement en 1989 et 1983, les paysagistes Anna Rhodes et Melissa Orr vivent et travaillent à Edinbourg (Ecosse). Toutes deux sont tutrices en architecture du paysage à l'Université d'Edinbourg. En 2017, elles ont été lauréates du Festival international des jardins à Chaumont-sur-Loire. (texte d'après le panneau de présentation sur le site).

 

Ce jardin se situe entre la citadelle et le cimetière du faubourg d'Amiens.

Les jardins de la Paix dans les Hauts-de-France

 

 

Musique écossaise et canadienne près du beffroi. Dans Arras en ruine l'orchestre militaire écossais (42e bataillon du Royal Higlanders of Montreal de la 3e Division canadienne) joue derrière les ruines du beffroi. Les musiciens préparent leurs instruments de musique (grosse caisse et cornemuse), 30 août 1918 (source : ECPAD).

 

 

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Le Monuments aux Enfants d'Arras Morts pour la France

La décision d’ériger ce monument est prise lors du Conseil municipal du 1er août 1922. Un jury, présidé par l’architecte Cordonnier 1, choisit le projet le 2 septembre 1929.

Il nous est  décrit par son statuaire Félix Desruelles -  second prix de Rome en 1891 -  dans différents courriers :

« […] je consens à étudier la réalisation du projet que je vous ai soumis « l’Histoire écrivant et commémorant l’héroïsme de nos Poilus pendant la guerre. » (19 octobre 1922)

« L’ensemble se compose d’un corps architectural  portant sur sa face antérieure une statue de la Paix et une autre du Soldat français, sur les faces latérales seront sculptés des bas reliefs.

La face postérieure sera le tableau d’honneur sur lequel seront gravés les noms des héros militaires et civils. […]

Le monument aura onze mètres de hauteur. La statue de la Paix : 3 mètres de haut, la statue du Soldat 2 m 50.

Le tout sera en pierre dure d’Euville ou de Vilhonneur ». (19 septembre 1929)

La souscription est ouverte aussi dans les banques. ( source : archives municipales)

Le coût total du monument s’élève à 425 000 francs.  La municipalité inscrit au budget une somme de 250 000 francs à laquelle viendra s’ajouter le produit d’une souscription publique.

Le monument est inauguré le 22 novembre 1931 à 14h30 par le Maréchal Pétain.

 

Maquette du projet de Monument aux Morts de Félix Desruelles. (source : archives municipales)

 

 

La place avant l'érection du Monument. (source : médiathèque municipale)

 

Le Télégramme du Pas-de-Calais & de la Somme, 23 novembre 1931.

 

(source : médiathèque municipale - photo Marc Vaux)

 

2018

1 - Délibération du Conseil municipal du 28 novembre 1924. Elle ne précise pas s’il s’agit de Louis Marie ou de son fils Louis-Stanislas

 

 

Plaque commémorative, rue du Saumon. "A la mémoire impérissable des officiers, sous-officiers et hommes de la 56th (1st London) Division British Army qui sont tombés sur le champ d'honneur en France, en Flandres et aux alentours de cette ville, 1914 - 1918. ll est doux et honorable de mourir pour sa patrie

 

 

Affiche du Souvenir français, 1924. (collection Jean-Claude Leclercq)

 

Le Souvenir français