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La Grande Reconstruction, Arras, ville nouvelle !

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Places et pourtours

Sommaire

La place de la Vacquerie

   L'énigme percée

   L'alignement de la place de la Vacquerie

La création de la place d'Ipswich

Le dégagement du pourtour de la cathédrale et de l'Hôtel de Ville

 

La place de la Vacquerie

L'énigme percée

La place avant la guerre. Photographie de Joseph Quentin

 

La place de la Vacquerie en février 1918. Photographie de Joseph Quentin

 

(collection privée)

 

Mais pourquoi donc cette place présente des façades régionalistes et d'autres classiques aux touches Art déco ?

face ouest de la place de la Vacquerie. 2018

 

face nord de la place de la Vacquerie. 2018

 

Place de la Vacquerie, la ville envisage d’acheter des terrains pour réaliser « un lotissement rationnel ». Elle évoque « les éléments principaux d’architecture que la Ville exigera pour la régularité de l’ensemble des constructions. ». La Commission des travaux confie à Pierre Paquet l’étude d’un projet de façades. (Conseil Municipal du 1er février 1921 : « La question d’un style à imposer aux maisons en reconstruction sur la place de la Vacquerie paraît très délicate en droit. Le Conseil renvoie à la Commission des travaux la question de savoir ce qui pourrait être fait en l’occurrence. »).

Ce n’est que le 1er juin 1923 que le Conseil municipal adopte un Projet de règlement de voirie et d’hygiène1. Il stipule que les façades de la place de la Vacquerie, de la rue la Braderie et la rue Jacques-le-Caron, devront former un cadre à l’Hôtel de Ville et feront l’objet d’autorisations spéciales.

Mais des autorisations de construire ont été données dès 1922 pour des maisons situées la face ouest de la place. Un plan d’ensemble, non signé, est conservé aux archives.

Qui dessina ces façades dont le style régionaliste était prôné par certains architectes pour la reconstruction des villes détruites ? - Face ouest de la place de la Vacquerie, anonyme, 133,5 x 47 cm (source : archives municipales)

 

 

place de la Vacquerie, 7 juillet 1922. (source : Collection Archives de la Planète - Musée Albert-Kahn/Département des Hauts-de-Seine, Frédéric Gadmer)

 

(collection privée)

 

(source : archives municipales)

 

 

18 place de la Vacquerie (terrain nu), 1929. (source : archives municipales)

 

En 1924, la Commission des travaux confie à Pierre Paquet l’étude d’un projet de façade type. Le 12 mars 1924, écrit au Directeur du Service contentieux de la Ville : « Je m’empresse de vous informer que j’ai terminé les études concernant les façades de la Place de la Vacquerie ».

Courrier de Pierre Paquet, 1924. (source : archives municipales)

 

 Pierre Paquet demanda à ce que la largeur des fenêtres ne dépasse pas 1,35m de largeur...

Dessin sur calque, anonyme. (source : archives municipales)

 

...ce qui ne fut pas appliqué pour la fenêtre en bas à droite (photo de droite).

à gauche : 13 place de la Vacquerie, 1926 (source : archives municipales)

à droite : 13 place de la Vacquerie, 2016

 

Le nom de l’entrepreneur est gravé sur la façade actuelle.

 

Pierre Paquet , architecte, 1924. (source : archives municipales)

 

1 - L’article 39 définit les servitudes architecturales :

« Les façades de la rue du Vingt-Neuf-Juillet et de la place Victor-Hugo devront être composées suivant l’ordonnance actuelle de ces places.

Les façades de la place du Théâtre feront l’objet d’autorisations spéciales et ne pourront être acceptées par le Conseil municipal que si elles s’harmonisent avec le Théâtre.

Il en est de même pour les façades de la place de la Vacquerie, de la rue de la Braderie et la rue Jacques-le-Caron, qui devront former un cadre à l’Hôtel de Ville, et celles du Parvis St-Jean-Baptiste.

Des autorisations spéciales seront données pour les constructions prévues à ces emplacements.

De même, les propriétaires des maisons avoisinant les édifices classés devront présenter leurs projets de façades au Conseil municipal qui pourra les refuser si ces façades ne s’harmonisent pas avec les façades classées ou si elles sont de nature à en gêner les perspectives. »

L'alignement de la place de la Vacquerie

Rappelons que la loi Cornudet, dans l'établissement du Plan d'Aménagement,  d'Embellissement et d'Extension vise à déterminer les places, squares à créer ou à modifier.

 

Face nord de la place de la Vacquerie, avant le conflit. (collection privée)

 

Les parties du plan colorées en vert (programme d’application immédiate) seront incorporées au domaine public. .Plan général des alignements, échelle 1/1000e , 1923. (source : archives municipales)

 

La création de la place d'Ipswich

Photographie prise avant la Première Guerre Mondiale. On observe les maisons sur l'emplacement de l'actuelle place d'Ipswich (source : collection privée).

 

Nous voyons à gauche de l’église Saint-Jean-Baptiste détruite les maisons qui seront expropriées pour créer une place (source : Médiathèque municipale).

 

« Une place de proportions modestes serait créée devant la façade principale de cette église. Un petit square autour de cette église servirait à aérer ce quartier central aux constructions très denses. Il serait disposé pour le jeu des enfants. Cette opération de dégagement est greffée sur des élargissements et des prolongements de voies ayant pour  but de décongestionner la circulation d’affaires très importante qui se fait vers la Grande Place depuis la rue Gambetta, voie principale […].» (Note concernant les directives qui ont présidé à l’étude du plan d’alignement, 1921)

 

Pourtour Saint-Jean-Baptiste, adjudication pour démolition d’immeubles, 1926. (source : archives municipales)

 

Voici une photo exceptionnelle de la rue de l'Hermite, avant la guerre. Cette rue disparaîtra avec la création de la place (source : collection Jean-Claude Leclercq) - (L’altération de la gélatine de la plaque de verre photographique est la cause de l’effet d’ondulement)

 

La rue de l'Hermite (source : collection Pascal Mantel).

 

La place vient d’être créée. (Collection privée)

 

La place d’Ipswich, 2020

 

Le dégagement du pourtour de la cathédrale et de l'Hôtel de Ville

« La Commission juge absolument nécessaire le dégagement complet de la Cathédrale, tant qu’au point de vue esthétique qu’au point de vue sanitaire. Les immeubles de 1 à 27 bis devraient en conséquence être expropriés ; ils sont d’ailleurs aujourd’hui presque tous détruits par le bombardement. Le terrain dégagé serait, après la reconstruction prévue de la Cathédrale, aménagé en jardin ou en une terrasse plantée d’arbres. Ces travaux assainiraient et embelliraient ce quartier, jusqu’à présent peu favorisé. » (Avant-projet pour les nouveaux alignements de la Ville, 1918).

 

La cathédrale enchâssée dans les maisons de la rue Méaulens avant la Première Guerre mondiale. (source : Médiathèque municipale)

 

Après la guerre (collection privée)

 

Courrier de Pierre Paquet, 1922. (source : archives municipales)

 

Les parties du plan colorées en vert (programme d’application immédiate) seront incorporées au domaine public. Plan général des alignements, échelle 1/1000e , 1923. (source : archives municipales)

 

 

Le jardin de la cathédrale donnant sur la rue des Teinturiers, 2017 - Monument à Jeanne d'Arc du scupteur Maxime Real del Sarte, inauguré en 1939. La tête de la sainte guerrière est surmontée d'une couronne de feuillages tenue par une colombe, symbole de paix.
Le jardin de la cathédrale donnant sur la rue des Teinturiers, 2017 - Monument à Jeanne d'Arc du scupteur Maxime Real del Sarte, inauguré en 1939. La tête de la sainte guerrière est surmontée d'une couronne de feuillages tenue par une colombe, symbole de paix.
Le jardin de la cathédrale donnant sur la rue des Teinturiers, 2017 - Monument à Jeanne d'Arc du scupteur Maxime Real del Sarte, inauguré en 1939. La tête de la sainte guerrière est surmontée d'une couronne de feuillages tenue par une colombe, symbole de paix.
Le jardin de la cathédrale donnant sur la rue des Teinturiers, 2017 - Monument à Jeanne d'Arc du scupteur Maxime Real del Sarte, inauguré en 1939. La tête de la sainte guerrière est surmontée d'une couronne de feuillages tenue par une colombe, symbole de paix.
Le jardin de la cathédrale donnant sur la rue des Teinturiers, 2017 - Monument à Jeanne d'Arc du scupteur Maxime Real del Sarte, inauguré en 1939. La tête de la sainte guerrière est surmontée d'une couronne de feuillages tenue par une colombe, symbole de paix.
Le jardin de la cathédrale donnant sur la rue des Teinturiers, 2017 - Monument à Jeanne d'Arc du scupteur Maxime Real del Sarte, inauguré en 1939. La tête de la sainte guerrière est surmontée d'une couronne de feuillages tenue par une colombe, symbole de paix.
Le jardin de la cathédrale donnant sur la rue des Teinturiers, 2017 - Monument à Jeanne d'Arc du scupteur Maxime Real del Sarte, inauguré en 1939. La tête de la sainte guerrière est surmontée d'une couronne de feuillages tenue par une colombe, symbole de paix.
Le jardin de la cathédrale donnant sur la rue des Teinturiers, 2017 - Monument à Jeanne d'Arc du scupteur Maxime Real del Sarte, inauguré en 1939. La tête de la sainte guerrière est surmontée d'une couronne de feuillages tenue par une colombe, symbole de paix.

Le jardin de la cathédrale donnant sur la rue des Teinturiers, 2017 - Monument à Jeanne d'Arc du scupteur Maxime Real del Sarte, inauguré en 1939. La tête de la sainte guerrière est surmontée d'une couronne de feuillages tenue par une colombe, symbole de paix.

Places et pourtours
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Jardin de la cathédrale donnant sur la rue Albert-Premier-de-Belgique, 2020.  Il abrite une statue de Saint Marc, l’un des quatre évangélistes.

Quatre statues furent commandées par Mgr de la Tour d'Auvergne pour la décoration de la Cathédrale. La statue de Saint Marc encadrait la porte du transept, côté rue Méaulens avec en pendant Saint Jean. La statue de Saint Jean a été totalement détruite lors de la chute du transept en juillet 1915. la statue de Saint Marc a été sortie des décombres en 1919 et placée à cette endroit depuis. Les deux autres évangélistes qui encadraient la porte du transept, côté abbaye, ont été replacées dans la cathédrale en 1934, puis déplacées à l'intérieur de l'abbaye, dans le péristyle du cloître. Elles ont été découpées pour être sorties de l'abbaye dans les années 1950 et sont depuis stockées le long de la cathédrale sous un abri en tôle. (texte et photo d’époque : Laurent Wiart)

Le dégagement du pourtour de l'Hôtel de Ville s'opère par l'élargissement de la rue Jacques-le-Caron, de l'actuelle rue Eugène-François-Vidocq, de l'agrandissement de la place de la Vacquerie.

Plan général des alignements, échelle 1/1000e , 1923. (source : archives municipales)

 

La rue Jacques-le-Caron avant le conflit, en 2020. (photo d'époque : Musée des Beaux-Arts d'Arrras)