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La Grande Reconstruction, Arras, ville nouvelle !

La Grande Reconstruction, Arras, ville nouvelle !

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La gare

La gare

La gare (inaugurée le 30 octobre 1898) est restaurée entre 1919 et 1920. Mais les bombardements de mai 1940 et surtout d’avril et juin 1944 la rendent inutilisable. Une gare provisoire est installée dès 1944 rue du Docteur Brassart.

Elle accueille les voyageurs jusqu’en 1958. En 1957, Guy Mollet pose la première pierre d’une nouvelle gare sur l’emplacement de celle de 1898.

 

(collection privée)

 

La gare avant le conflit - Photographie d’après une plaque de verre. (Collection Jean-Claude Leclercq)

 

La salle des pas perdus. (collection privée)

 

Intérieur de la gare. (collection privée)

 

Les destructions

Souterrains, boves et caves : la gare, passage stratégique.

Il s’agit de relier les souterrains, au sud de la ville, avec l’égout du Crinchon ; les caves des maisons de la Grande et de la Petite place, pour permettre aux troupes d’éviter le passage de la gare, qui au moment d’un offensive, aurait été fatalement bombardée.

 

Plan des principaux cheminements souterrains et carrières construits ou utilisés par l'armée anglaise pendant la guerre 1914 - 1918 dans la partie sud est de la ville et les faubourgs Ronville Saint-Sauveur, 1924, 1/500e (source : archives municipales)

 

La gare fortifiée, 1914 - 1915 (source : Archives départementales du Pas-de-Calais).

 

Intérieur de la gare, installation de défenses à créneaux (source : Archives départementales du Pas-de-Calais).)

 

(collection privée)

 

Passage des premiers trains d’Anglais. (collection privée)

 

La gare vue de la rue Gambetta - D’innombrables cartes postales montrent la gare détruite. (source : archives municipales)

 

photographie aérienne de reconnaissance. (collection Jean-Claude Leclercq)

 

Photo aérienne montrant l’état de destruction du quartier de la gare. (Collection Jean-Claude Leclercq)

 

(source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)

 

La gare, octobre 1915. (source : agence Rol / Gallica)

 

(source : collection privée)

 

30 avril 1917 - source : Imperial War Museums, © IWM (Q 7781)

 

Volet de magasin sur la place de la gare d'Arras, criblé d'éclats d'obus, mai 1917 - source : Imperial War Museums, © IWM (Q 2059)

 

Vue intérieure de la gare, 30 juin1917. Cette photos a été censurée par une décision en date du 26 juillet 1917. (source : ECPAD)

 

Vue des quais, 30 juin1917. Cette photos a été censurée par une décision en date du 26 juillet 1917. (source : ECPAD)

 

Les voies, 30 juin1917. Cette photos a été censurée par une décision en date du 26 juillet 1917. (source : ECPAD)

 

La salle des pas perdus, 30 juin1917. Cete photo a été censurée par une décision en date du 26 juillet 1917. (source : ECPAD)

 

Des wagons, criblés d’éclats d’obus, demeurent abandonnés sur des voies de garage, 30 juin1917. (source : ECPAD)

 

 

La passerelle qui reliait le centre-ville vers l’actuelle avenue Lobbedez fut-elle aussi détruite ? (source : collection privée)

 

(source : collection Jean-Claude Leclercq)

 

 

Collection d'obus et de débris d'obus rassemblés par le chef de gare, 23 mai 1915. (source : albums Valois / La Contemporaine)

 

Au premier plan, le chef de gare et le personnel restant, 26 mai 1915. (source : albums Valois / La Contemporaine) ​

 

Artillerie lourde britannique sur voie ferrée, 4 février 1918. (source : albums Valois / La Contemporaine) ​

 

Artillerie lourde britannique sur voie ferrée, 4 février 1918. (source : albums Valois / La Contemporaine) ​

 

"Le 13 septembre [1917], la gare est ouverte au trafic civil : le premier train arrive d'Etaples avec treize personnes à son bord. Il est accueilli par les autorités civiles et militaires. La ligne Paris-Arras n'entre en service que le 22 octobre. [...] Durant le printemps 1918, la population civile est réduite à 426 habitants ; à compter du 12 juin, la gare est fermée au trafic civil, Arras est de nouveau une ville assiégée." (Article d'Alain Jacques dans La Grande Reconstruction, reconstruire le Pas-de-Calais après la Grande Guerre, page 369)

L'entrée du train en gare d'Arras après la bataille d'Arras (avril 1917). Extraits du film The retreat of the Germans at the battle of Arras.

Le tourisme des ruines s’est développé dans les villes dévastées dès 1919. Arras devient une ville martyre et ses ruines sont le symbole de la barbarie allemande. Le Comité de tourisme organise des circuits et propose des visites guidées, ainsi que l’aide d’interprètes. Des trains de touristes sont organisés, afin qu’ils viennent visiter les villes du Nord dévastées.

 

Affiche éditée par la Compagnie du Chemin de fer du nord. (Collection Jean-Claude Leclercq)

 

La reconstruction

Le chantier de reconstruction, août 1919. (source : agence Rol / Gallica)

 

Le chantier de reconstruction. (Collection Jean-Claude Leclercq)

 

La gare provisoire, vers 1921. (collection privée)

 

« Le retour au service normal se fait lentement après le conflit car la gare reste militaire : d’abord centre démobilisateur, elle devient ensuite une plaque tournante de la reconstruction, réquisitionnée et même fermée au trafic non militaire ou houiller pendant le mois d’août 1919, étant donné « la situation permanente d’embouteillement » (délibération du 12 septembre 1919 du Conseil municipal). La reconstruction se fait néanmoins assez vite. Le bâtiment voyageurs est moins touché que la place de la gare, en ruines, et, son clocheton et sa halle refaits, elle est à nouveau utilisable (et modernisée, avec téléphones publics) en juillet 1920. La gare marchandise est terminée en 1922, avec des voies de service rallongées à sept cents mètres et un nouveau dépôt prévu et entièrement reconstruit, d’après le Comité de direction, entre 1926 et 1928 ».

Arras : La gare au centre du développement urbain, 1846 - 2001, Erick Berger (site : Cairn.info)

 

Affiche du Chemin de fer du Nord. Lucien Serre et Cie impr., Paris ; vers 1930. (source : archives municipales)

 

 

Le buffet de la gare (hôtel et restaurant) dans les années 1920. Il se situe en lieu et place de l'entrée "Messageries", visible sur la photographie ci-dessous, d'avant le conflit.(collection privée)

 

La gare avant le conflit, détail situant le buffet de la gare dans les années 1920. (collection Jean-Claude Leclercq)

 

L'harmonisation non aboutie de la place de la gare

(collection Fançois-Xavier Muylaert)

 

(source : Section photographique de l’armée / bibliothèque numérique de Lyon)

 

La place, août 1919. (source : agence Rol / Gallica)

 

La place de la gare, février 1919. (Collection Jean-Claude Leclercq)

 

Un rapport municipal de 1926 note : « Les dispositions du cahier des charges approuvé par Mr. Le Préfet du Pas-de-Calais le 31 Mars 1897, ont été perdues de vue par les propriétaires qui ont déjà reconstruit des immeubles en bordure de la place de la Gare. Aucune unité architecturale n’est plus possible à réaliser sur cette place. » La ville est réduite à « appliquer le règlement de voirie qui détermine la hauteur de la corniche (16 mètres) et qui indique dans quel gabarit le toit doit s’inscrire ».

 

Collection Archives de la Planète - Musée Albert-Kahn/Département des Hauts-de-Seine, Frédéric Gadmer
Collection Archives de la Planète - Musée Albert-Kahn/Département des Hauts-de-Seine, Frédéric Gadmer
Collection Archives de la Planète - Musée Albert-Kahn/Département des Hauts-de-Seine, Frédéric Gadmer
Collection Archives de la Planète - Musée Albert-Kahn/Département des Hauts-de-Seine, Frédéric Gadmer
Collection Archives de la Planète - Musée Albert-Kahn/Département des Hauts-de-Seine, Frédéric Gadmer
Collection Archives de la Planète - Musée Albert-Kahn/Département des Hauts-de-Seine, Frédéric Gadmer

Collection Archives de la Planète - Musée Albert-Kahn/Département des Hauts-de-Seine, Frédéric Gadmer

La dénomination de la place

La place rend hommage au maréchal Ferdinand Foch, décédé le 20 mars 1929. Etrangement, nous ne trouvons pas la délibération du Conseil municipal actant le changement de nom de la place. Lors de l’inauguration, le 22 novembre 1931, le Maire mentionne dans son discours : « Les vœux impatients de toute la population sont maintenant réalisés et sur cette place, qui porte le nom de l’un des organisateurs de la Victoire, s’élève aujourd’hui un Monument digne d’eux sur le piédestal duquel les noms de ces chers Enfants sont inscrits dans le bronze. »

 

Indicateur de la ville d'Arras, 1932. (source : médiathèque municipale)

 

 

Focus sur la salle du commandement unique de l'Hôtel de Ville de Doullens.

En mars 1918, les Allemands se rapprochent dangereusement d'Amiens. Une décision importante est donc à prendre : nommer un « coordinateur » des armées alliées sur le front Ouest. C’est à Doullens que  le 26 mars 1918 les chefs alliés civils et militaires désigneront le Général Foch comme chef unique des armées.

 

Le texte définitif est :‘‘ Le Général Foch est chargé par les gouvernements britannique, français et américain de coordonner l’action des armées alliées sur le front occidental. Il s’entendra, à cet effet, avec les généraux en chef, qui sont invités à lui fournir tous les renseignements nécessaires.’’

 la salle du commandement unique de l'Hôtel de Ville de Doullens. Elle vit se réunir : Raymond Poincaré, le Président du Conseil et Ministre de la Guerre : Georges Clemenceau, le Ministre de l’Armement : Loucheur, le Général Pétain ; le Maréchal Haig (commandant en chef des armées anglaises), Lord Miner (représentant du gouvernement Anglais), les généraux anglais Wilson, Lawrence et Montgomery, le général Foch (chef d’État Major de l’armée française) et son adjoint le Général Weygand.
 la salle du commandement unique de l'Hôtel de Ville de Doullens. Elle vit se réunir : Raymond Poincaré, le Président du Conseil et Ministre de la Guerre : Georges Clemenceau, le Ministre de l’Armement : Loucheur, le Général Pétain ; le Maréchal Haig (commandant en chef des armées anglaises), Lord Miner (représentant du gouvernement Anglais), les généraux anglais Wilson, Lawrence et Montgomery, le général Foch (chef d’État Major de l’armée française) et son adjoint le Général Weygand.
 la salle du commandement unique de l'Hôtel de Ville de Doullens. Elle vit se réunir : Raymond Poincaré, le Président du Conseil et Ministre de la Guerre : Georges Clemenceau, le Ministre de l’Armement : Loucheur, le Général Pétain ; le Maréchal Haig (commandant en chef des armées anglaises), Lord Miner (représentant du gouvernement Anglais), les généraux anglais Wilson, Lawrence et Montgomery, le général Foch (chef d’État Major de l’armée française) et son adjoint le Général Weygand.
 la salle du commandement unique de l'Hôtel de Ville de Doullens. Elle vit se réunir : Raymond Poincaré, le Président du Conseil et Ministre de la Guerre : Georges Clemenceau, le Ministre de l’Armement : Loucheur, le Général Pétain ; le Maréchal Haig (commandant en chef des armées anglaises), Lord Miner (représentant du gouvernement Anglais), les généraux anglais Wilson, Lawrence et Montgomery, le général Foch (chef d’État Major de l’armée française) et son adjoint le Général Weygand.
 la salle du commandement unique de l'Hôtel de Ville de Doullens. Elle vit se réunir : Raymond Poincaré, le Président du Conseil et Ministre de la Guerre : Georges Clemenceau, le Ministre de l’Armement : Loucheur, le Général Pétain ; le Maréchal Haig (commandant en chef des armées anglaises), Lord Miner (représentant du gouvernement Anglais), les généraux anglais Wilson, Lawrence et Montgomery, le général Foch (chef d’État Major de l’armée française) et son adjoint le Général Weygand.
 la salle du commandement unique de l'Hôtel de Ville de Doullens. Elle vit se réunir : Raymond Poincaré, le Président du Conseil et Ministre de la Guerre : Georges Clemenceau, le Ministre de l’Armement : Loucheur, le Général Pétain ; le Maréchal Haig (commandant en chef des armées anglaises), Lord Miner (représentant du gouvernement Anglais), les généraux anglais Wilson, Lawrence et Montgomery, le général Foch (chef d’État Major de l’armée française) et son adjoint le Général Weygand.
 la salle du commandement unique de l'Hôtel de Ville de Doullens. Elle vit se réunir : Raymond Poincaré, le Président du Conseil et Ministre de la Guerre : Georges Clemenceau, le Ministre de l’Armement : Loucheur, le Général Pétain ; le Maréchal Haig (commandant en chef des armées anglaises), Lord Miner (représentant du gouvernement Anglais), les généraux anglais Wilson, Lawrence et Montgomery, le général Foch (chef d’État Major de l’armée française) et son adjoint le Général Weygand.

la salle du commandement unique de l'Hôtel de Ville de Doullens. Elle vit se réunir : Raymond Poincaré, le Président du Conseil et Ministre de la Guerre : Georges Clemenceau, le Ministre de l’Armement : Loucheur, le Général Pétain ; le Maréchal Haig (commandant en chef des armées anglaises), Lord Miner (représentant du gouvernement Anglais), les généraux anglais Wilson, Lawrence et Montgomery, le général Foch (chef d’État Major de l’armée française) et son adjoint le Général Weygand.