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La Grande Reconstruction, Arras, ville nouvelle !

La Grande Reconstruction, Arras, ville nouvelle !

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Les styles architecturaux

Les styles architecturaux

Les styles préexistant avant la Première Guerre mondiale

On parle d’historicisme : s’inspirer des époques passées.
 

La maison de ville baroque flamande (renaissance)

 

22, 26 et 28 rue Méaulens. Fontaine, architecte, 1922

 

76 Petite Place

Cet immeuble baroque flamand correspond au modèle le plus étroit d’Arras. Sa façade majoritairement en pierre de taille laisse apparaître quelques briques et des bas-reliefs décorés.

 

66 rue Saint-Aubert

Immeuble à volute reprenant le dessin des édifices baroques flamands des places, remplaçant la pierre de taille par du béton (encadrements). Les bas-reliefs sculptés sont ainsi remplacés par un motif géométrique simple. Au fronton, le propriétaire, affiche fièrement ses initiales dans  un fer d’ancrage.  Un « P » et « B » entrelacés : Paul Boudringhin.

 

Le classicisme français (XVIIe et XVIIIe siècle)

L’hôtel particulier est une adaptation urbaine de la maison noble campagnarde. Il est l’expression d’un pouvoir. Les dossiers de la Reconstruction en offrent peu d’exemples.

 

16 rue Emile-Legrelle, Hôtel de la Marche (ou de Basèque), Banque Générale du Nord à la recontruction. André Decool, architecte (Lille), 1922

 

 

L'éclectisme (fin XIXe début XXe)

Ce style émerge avec l’arrivée des matériaux industriels : brique, tuile mécanique, poteaux et poutres de fonte et acier. La pierre taillée perd en importance au profit de la maçonnerie de brique.

La maison bourgeoise éclectique rappelle le manoir. Le décor est abondant : il prend son inspiration dans la Renaissance. Les maisons bourgeoises éclectiques évoquent l’opulence de la Belle Epoque.

La maison bourgeoise qui valorise la réussite individuelle est souvent démonstrative. La villa anglo-normande met en œuvre des pans de bois, vrais ou faux.

 

 

L’ensemble d’habitat éclectique

Ensemble de logements ouvriers économiques : usage de la brique, peu de décoration.

 

42 à 48 rue Alexandre-George. Paul Dupuis et Albert Picy, architectes (?), 1925

 

8 rue des Portes-Cochères

Villa de type  balnéaire au style anglo-normand comportant de multiples ouvertures de types différents (horizontales, verticales, bow-windows et oculus).

 

36 rue Adam de la Halle

Manoir traditionnel d’époque éclectique présentant des éléments anglo-normands (colombages) associés à la pierre meulière (roche siliceuse et calcaire) typique des villas du bassin minier. Les grandes ouvertures géométriques sont en arc en plein cintre avec voussures au rez-de-chaussée et rectangulaires aux étages. La signature des architectes dans la pierre calcaire laissent apparaître la date de construction : 1925.

 

Le régionalisme néo-flamand

Les architectes empruntent à l’architecture flamande le pignon à pas de moineaux, à l’architecture baroque le pignon à volutes.

« Les architectes […] en profitent pour idéaliser la ville, la rendre « telle qu’elle devrait être » pour être parfaite. En cela, la ville est réinventée, « plus baroque que le baroque lui-même » se rapprochant des pratiques d’Eugène Viollet-le-Duc . » 1

 

 

46 rue Désiré-Delansorne

Cet immeuble de style régionaliste en brique et en béton arbore un large pignon à pas de moineaux. Ce dernier laisse transparaître des travaux plus récents avec l’emploi de briques de teinte plus claire et des modénatures incomplètes.

1 - Séphora Nowicki, La Reconstruction d’Arras : un emblème de conservatisme ?, Mémoire de recherche, Sciences Po Lille, 2018, p 79

 

 L'art nouveau (1895 - 1914)

C’est l’art de la courbe, des lignes ondoyantes, des fleurs de toutes sortes, des feuillages enrubannés, des végétaux exubérants. Une explosion de joie irrésistible ! 1 L’architecture arrageoise nous en offre peu d’exemples.

 

1. Larbodière J. M., Reconnaître les façades du Moyen Age à nos jours à Paris, Massin, 2006, p. 116

 

rue du Bloc
28 rue Désiré-Delansorne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les styles après la Première Guerre mondiale
L'art déco (1920 - 1930)

"Ce mouvement, né dans le champagne d'une paix retrouvée, sera adopté et adapté par chacun."

Bréon Emmanuel, Rivoirard Philippe, 1925, quand l'Art déco séduit le monde, Norma éditions, 2013, introduction

 

Le style Art déco tire son nom de l'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes qui se tint à Paris en 1925. Il prend son essor contre l’exubérance de l'Art nouveau. Il consiste en un retour à la rigueur classique. Ordre, couleur et géométrie : l'essentiel du vocabulaire Art déco est posé. Un thème est omniprésent : la corbeille de fleurs déclinée en mosaïques, bas-reliefs, ou en ferronneries.

 Le centre-ville, ses commerces, s’approprient ce nouveau style. Il est très présent dans les régions touchées par la Grande guerre.

 

L'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de Paris en 1925

 

 

 

 

 

44 rue Saint-Aubert

Cet imposant immeuble Art déco, aux formes géométriques simples, est rythmé par 3 étages composés de 3 travées chacun et encadrés par 4 puissantes colonnes cannelées renforçant la verticalité et la grandeur que l’édifice dégage. En revanche, on ne trouve aucun bas-relief ou décors fleuris typiques de ce mouvement architectural de la reconstruction.

 

Les caractéristiques de l'Art déco

La corbeille de fleurs.

L'architecte-paysagiste et théoricien André Vera recommande dès 1912 l'utilisation de décors de guirlandes et corbeilles de fleurs et de fruits.
 

Les déclinaisons de la corbeille de fleurs.
Les déclinaisons de la corbeille de fleurs.
Les déclinaisons de la corbeille de fleurs.
Les déclinaisons de la corbeille de fleurs.
Les déclinaisons de la corbeille de fleurs.
Les déclinaisons de la corbeille de fleurs.
Les déclinaisons de la corbeille de fleurs.
Les déclinaisons de la corbeille de fleurs.
Les déclinaisons de la corbeille de fleurs.
Les déclinaisons de la corbeille de fleurs.

Les déclinaisons de la corbeille de fleurs.

La ferronnerie.

Le fer forgé permet des créations uniques. Il s’agit d’un produit de luxe.

Portes d’entrée, garde-corps et balustrades présentent des formes à spirales, losanges, vagues, motifs floraux ; des corbeilles de fleurs souvent simplifiées jusqu’à l’abstraction.

Les styles architecturaux
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Céramique et mosaïque.

La céramique est mise en œuvre sous forme de cabochons (éléments en relief) ou de carreaux plats.

 

Cabochon, 19 rue Saint-Aubert
angle rue Ernestale et rue de la Croix-Rouge

 

Le vitrail

 

 

31 rue Ernestale

 

L'Art déco se mêle à d'autres styles

Immeuble à pan coupé en béton et en pierre. L’inscription Tapis rappelle l’ancienne activité de ce commerce. Son angle à pan coupé se pare d’un fronton à redents : le style Art déco (motifs floraux des cartouches, bas-relief floral du fronton) de cet édifice se colore ainsi d’une touche régionaliste.

 

 

13 rue Saint-Aubert

Immeuble de style Art déco : décors géométriques du premier étage, vase de fleurs du pignon. Le pignon à redents typique de l’architecture flamande donne à cet édifice une touche régionaliste.

 

Les pilastres latéraux cannelés rappelant l’ordre dorique donnent à cette façade une allure de temple antique. L’entablement aux paniers de fruits et de fleurs colorés, les ferronneries des garde-corps aux motifs losangiques sont caractéristiques de l’Art déco.

 

 

Maisons Art déco

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Coup de projecteur sur une magnifique maison Art déco, sise au 25 rue Pasteur (construite en 1929, elle était le garage d'automobiles Schlosser). Rénovation (Prix ASSEMCA) : Bertrand Morchain, architecte - Photographies Thibault Savary
Coup de projecteur sur une magnifique maison Art déco, sise au 25 rue Pasteur (construite en 1929, elle était le garage d'automobiles Schlosser). Rénovation (Prix ASSEMCA) : Bertrand Morchain, architecte - Photographies Thibault Savary
Coup de projecteur sur une magnifique maison Art déco, sise au 25 rue Pasteur (construite en 1929, elle était le garage d'automobiles Schlosser). Rénovation (Prix ASSEMCA) : Bertrand Morchain, architecte - Photographies Thibault Savary
Coup de projecteur sur une magnifique maison Art déco, sise au 25 rue Pasteur (construite en 1929, elle était le garage d'automobiles Schlosser). Rénovation (Prix ASSEMCA) : Bertrand Morchain, architecte - Photographies Thibault Savary
Coup de projecteur sur une magnifique maison Art déco, sise au 25 rue Pasteur (construite en 1929, elle était le garage d'automobiles Schlosser). Rénovation (Prix ASSEMCA) : Bertrand Morchain, architecte - Photographies Thibault Savary
Coup de projecteur sur une magnifique maison Art déco, sise au 25 rue Pasteur (construite en 1929, elle était le garage d'automobiles Schlosser). Rénovation (Prix ASSEMCA) : Bertrand Morchain, architecte - Photographies Thibault Savary
Coup de projecteur sur une magnifique maison Art déco, sise au 25 rue Pasteur (construite en 1929, elle était le garage d'automobiles Schlosser). Rénovation (Prix ASSEMCA) : Bertrand Morchain, architecte - Photographies Thibault Savary
Coup de projecteur sur une magnifique maison Art déco, sise au 25 rue Pasteur (construite en 1929, elle était le garage d'automobiles Schlosser). Rénovation (Prix ASSEMCA) : Bertrand Morchain, architecte - Photographies Thibault Savary
Coup de projecteur sur une magnifique maison Art déco, sise au 25 rue Pasteur (construite en 1929, elle était le garage d'automobiles Schlosser). Rénovation (Prix ASSEMCA) : Bertrand Morchain, architecte - Photographies Thibault Savary
Coup de projecteur sur une magnifique maison Art déco, sise au 25 rue Pasteur (construite en 1929, elle était le garage d'automobiles Schlosser). Rénovation (Prix ASSEMCA) : Bertrand Morchain, architecte - Photographies Thibault Savary
Coup de projecteur sur une magnifique maison Art déco, sise au 25 rue Pasteur (construite en 1929, elle était le garage d'automobiles Schlosser). Rénovation (Prix ASSEMCA) : Bertrand Morchain, architecte - Photographies Thibault Savary
Coup de projecteur sur une magnifique maison Art déco, sise au 25 rue Pasteur (construite en 1929, elle était le garage d'automobiles Schlosser). Rénovation (Prix ASSEMCA) : Bertrand Morchain, architecte - Photographies Thibault Savary
Coup de projecteur sur une magnifique maison Art déco, sise au 25 rue Pasteur (construite en 1929, elle était le garage d'automobiles Schlosser). Rénovation (Prix ASSEMCA) : Bertrand Morchain, architecte - Photographies Thibault Savary

Coup de projecteur sur une magnifique maison Art déco, sise au 25 rue Pasteur (construite en 1929, elle était le garage d'automobiles Schlosser). Rénovation (Prix ASSEMCA) : Bertrand Morchain, architecte - Photographies Thibault Savary

Le mouvement moderne (ou international)

L’immeuble moderne s’inspire du cubisme. Les formes géométriques sont prépondérantes, les volumes sont simples, les baies s’élargissent, les ornements des façades disparaissent.

 

Le Corbusier définit en 1927 les cinq points de l’architecture moderne :

Des piloris : le rez-de-chaussée est transformé en un espace dégagé ;

Le plan libre : la suppression des murs porteurs libère les espaces intérieurs ;

La fenêtre en bandeau ;

La façade libre de toute décoration ;

Le toit-terrasse.

 

Ces points ne caractérisent pas tous les édifices du mouvement moderne.

 

 

8 rue des Grands-Vieziers

Immeuble résolument moderne, s’organisant autour de la cage d’escalier centrale, lui conférant un aspect symétrique. Les allèges de fenêtre – carrés ou rectangulaires – sont en ciment peint blanc. Des ouvertures non symétriques aux étages traduisent vraisemblablement une différence dans les usages des pièces.

 

4 rue Roger-Salengro

Des garages ont adopté le mouvement moderne. Les volumes, le découpage des baies, le lettrage de celui-ci est caractéristique de ce mouvement.

Retrouvez les styles !

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typologie des différents styles d’après le document :  Aire de mise en Valeur de l’Architecture et du Patrimoine – diagnostic architectural et patrimonial